Patrick Kéchichian : Maurice Blanchot, une voix claire en temps troubles

Revue de Maurice Blanchot, Chroniques littéraires du "Journal des débats" avril 1941-août 1944 (Gallimard), au Monde (29.11.2007) :

Blanchot ne se dérobe pas. Il réfléchit en écrivant, évolue, se conteste implicitement lui-même. Parfois un trait du passé transparaît, mais la plupart du temps, c'est le risque de penser qui s'exprime. Il ne déserte son époque, même si la tentation du désespoir existe. Cette époque, il la pense avec une autonomie farouche, affirmant la dignité et la liberté de la littérature. Même si, en même temps, il juge cette dignité dérisoire, impuissante. Ainsi, semaine après semaine, à propos d'auteurs anciens - de Dante et Rabelais à Montesquieu, de Sainte-Beuve à Huysmans et Bloy - ou des nombreux livres formant l'actualité éditoriale, Blanchot accomplit superbement sa tâche critique. Il n'est pas de plus belle leçon de littérature que celle qui consone avec un tel "temps de détresse".

| | Comments (0)

Thomasina Larkin : What will Prime Minister Abe be remembered for?

The Japan Times (18.09.2007).

Well, I'll remember hime for... a scared boy hospitalized in order to shun journalists investigating his tax evasion.

| | Comments (0)

David McNeill : Japan's PM in hospital as rumours rife over his swift decision to quit

From The Independent (14.09.2007) :

The diagnosis shed some light on the 53-year-old Prime Minister's shock decision, despite a promise two days earlier to stay in power. It also helps explain his sometimes odd behaviour during Diet (parliament) debates this week, when he refused to stand for questions and frequently left the room.

But political commentators continued to speculate throughout the day on other possible motives for the mysterious resignation, with some suggesting that the prime minister may be fleeing yet another money scandal.

Four of Mr Abe's cabinet ministers resigned amid allegations of financial misdeeds in just 12 months of government and he is also being investigated by at least one magazine for allegations that he had failed to pay tax on income inherited from his father.

Wow. The magazine is Shukan Gendai, which I've read. Abe's office couldn't shut up McNeill. Here is the cached article.

| | Comments (0)

Philippe Pons : Japon,: les inégalités au coeur du débat

Transcrit du Monde (07.09.2007).

Le Japon devient-il moins "japonais" ? Une question qui taraude les sociétés riches lui a longtemps été étrangère : la montée des inégalités sociales. Or celles-ci sont désormais au coeur du débat politique nippon. Couplée à une série de faux pas et à un projet "néonationaliste" de réforme de la Constitution - qui ne semble pas une priorité pour l'opinion -, l'apparente inattention du gouvernement de Shinzo Abe aux préoccupations de beaucoup de Japonais a été une des causes de la défaite du Parti libéral démocrate (PLD) aux élections sénatoriales de juillet. Parmi ces soucis figurent les inégalités sociales.

Continue reading "Philippe Pons : Japon,: les inégalités au coeur du débat"

| | Comments (0)

Robert Maggiori : Place de la discrimination

Revue sur  Alain Renaut, Egalité et discriminations (Seuil, 218 pp., 19 €), à Libération (30.08.2007) :

Dans un premier temps, donc, il a fallu effacer les différences pour promouvoir l'égalité des droits, puis restituer à l'égal sa différence. Tirer ces deux propositions vers leur extrême (ne considérer que le Même, ne considérer que le Different) aboutit à des catastrophes : d'un côté, à des sociétés totalitaires où se réalise l' «homogénéisation du social» , de l'autre à une société «ghettoïsée» dans laquelle l'individu ne se définit plus que par son appartance à une communauté, et qui ne peut plus avoir comme horizon l'universalité des droits de l'homme. Comment, à la fois, respecter la valeur des différences et ne pas renoncer à l'égalité ? On peut citer deux tentatives d'évitement de ces écarts. La première est théorique. Elle renvoie à la véritable «révolution» qu'a suscitée en philosophie politique la pensée de John Rawls, qui, dans un souci de plus grande justice, dissocie le couple égalité/justice, renonce à identifier justice et suppression de toutes les inégalités, ne tenant pour juste qu'une politique qui maximise les minima sociaux, ou, à l'envers, pour injuste que celle qui instaure des inégalités ne bénéficiant pas le plus à ceux qui sont le moins favorisés.

La seconde est pratique. Aux Etats-Unis, à la fin des années 1960, est apparue l' affirmative action , la procédure juridique des politiques préférentielles, laquelle, pour «compenser les injustices dont ils ont été collectivement l'objet» pendant des générations, traite différemment ceux qui, en raison de leur différence (ethnie, sexe, préférence sexuelle, handicap, etc.), ont été exclus de l'égalité des chances. Cette politique s'est réalisée sous forme de politique des quotas, assurant la présence dans l'emploi public, l'université, etc., de minorités jadis discriminées. Mais privilégier des groupes en tant que tels , par discrimination positive, est-ce compatible avec «la reconnaissance de l'individu comme sujet de droit et avec notre compréhension de la justice comme consistant à attribuer à chacun ce qui lui revient, non seulement en fonction de ses besoins, mais aussi en fonction de ses talents et de ses mérites» ?

Tels sont en résumé les thèmes qu'analyse Alain Renaut dans Egalité et discriminations , essai de «philosophie politique appliquée» . Alain Renaut n'est pas un penseur auquel la gauche se réfère spontanément. Peut-être parce que l'ouvrage qu'il écrivit jadis avec son ami Luc Ferry, la Pensée 68 , s'il s'est révélé théoriquement vain, ne réduisant pas d'un pouce l'intérêt mondial pour les penseurs qu'il maltraitait (Foucault, Bourdieu, Lacan, Derrida, Deleuze...), n'a pas peu participé à la constitution de cette «vulgate» nationale qui, exprimée par les hommes politiques de droite, attribue à mai 1968 tous les maux de la terre. Mais ici Renaut touche ce qui fait vraiment réellement problème, à savoir le rapport complexe entre égalité, justice et discrimination. Son but est d'introduire dans le débat français (elle y figure déjà un peu) la question de la politique préférentielle, c'est-à-dire d'une discrimination positive qui ne passerait pas par les quotas. Il en montre les bienfaits dans la dernière partie du livre, où il dessine les grandes lignes d'une réforme de l'université (difficile à évaluer si on n'est ni étudiant ni professeur), dont il espère qu'elle ne subira pas le même échec que celle qu'il voulait proposer des programmes de philosophie des lycées.

| | Comments (0)

Philippe Pons : L'élection d'un séropositif à Tokyo ravive le scandale du sang contaminé

Transcrit du Monde (04.08.2007).

Contrairement à la candidate des minorités sexuelles, Kanako Otsuji, lesbienne déclarée, qui n'a pas été élue aux élections sénatoriales du 29 juillet, un autre candidat représentant d'une minorité l'a été. Hémophile contaminé à l'âge de 10 ans par le virus du sida à la suite d'une transfusion sanguine, Ryuhei Kawada (31 ans), élu à Tokyo comme indépendant, n'est pas que le porte-parole des personnes atteintes de cette maladie : il est aussi une victime emblématique des coupables négligences du ministère de la santé, du travail et du bien-être.

Continue reading "Philippe Pons : L'élection d'un séropositif à Tokyo ravive le scandale du sang contaminé"

| | Comments (0)

Michael Burleigh on Eric Hobsbawm

On Eric Hobsbawm, Globalisation, Democracy and Terrorism (Little, Brown), at The Times (15.07.2007) :

In several of these essays, Hobsbawm vents his contempt for the “crazies”, “mad men”, “cowboys” and messianic megalomaniacs who he believes drive George W Bush’s foreign policy, though he speaks in similarly insulting tones of the very different “realist” Reagan administration, too. Freed from the fear emanating from the Soviets, the cowboys are alternately accused of trying to establish a world empire, and of inventing new fears of terrorism in the service of some dark domestic agenda that Hobsbawm intimates rather than specifies.

Elsewhere, he sneers at “democracy” as “one of the most sacred cows of vulgar western political discourse [which] yields less milk than is usually supposed”. Electorates are dismissed as “stupid”, and he has a new villain: the “imperialism of human rights”. Advocates of progressive interventionism, be they Michael Ignatieff or Tony Blair (but not Bill Clinton who goes unmentioned), are the most deluded of all. It is inconceivable, in Hobsbawm’s world view, that the neocon “crazies” could be exercised by the gassing of Kurdish villagers or the Taliban’s propensity to shoot women school teachers.

Hobsbawm’s “indestructible” political faith presumably drives his Stakhanovite output. Hence one grimly anticipates further collections like this by a historian who has been so wrong about the past that he has little credible entitlement on our future.

| | Comments (0)

Noel Malcolm : A fondness for opinions rather than evidence

On Eric Hobsbawm, Globalisation, Democracy and Terrorism (Little, Brown, June 2007), at Telegraph.co.uk (05.07.2007) :

Well, Eric Hobsbawm is certainly an eminent historian, and a clever man; and as he passes his 90th birthday, still with his pen in his hand, he deserves our admiration. This collection of his recent essays and lectures celebrates that anniversary, and it gives a good sense of the vigour and passion with which this famous intellectual surveys the contemporary world. But the qualities of a great historian are conspicuous here, mostly, by their absence.

Good historical writing involves paying close attention to evidence, and the careful structuring of coherent arguments. Above all, it requires what might be called 'practical subtlety' - awareness that human motives and actions are complex things which interact with other factors in all kinds of different ways. Most of this book, however, consists not of historical interpretation but of political opinion. And what it offers is not practical subtlety but theoretical simplicity, rendered complex only by occasional self-contradiction.

| | Comments (0)

Rancière : Le partage du sensible

"J’appelle partage du sensible ce système d’évidences sensibles qui donne à voir en même temps l’existence d’un commun et les découpages qui y définissent les places et les parts respectives. Un partage du sensible fixe donc en même temps un commun partagé et des parts exclusives. Cette répartition des parts et des places se fonde sur un partage des espaces, des temps et des formes d’activité qui détermine la manière même dont un commun se prête à participation et dont les uns et les autres ont part à ce partage. Le citoyen, dit Aristote, est celui qui a part au fait de gouverner et d’être gouverné. Mais une autre forme de partage a déjà précédé cet avoir part. Les artisans, a dit Platon, n’ont pas le temps de se consacrer à autre chose que leur travail. Ils ne peuvent pas être ailleurs parce que le travail n’attend pas. Le partage du sensible fait voir qui peut avoir part au commun en fonction de ce qu’il fait et du lieu où il est. Avoir telle occupation en tel type de lieu définit des compétences ou des incompétences au commun. Cela définit le fait d’être ou non visible dans un espace commun, doué d’une parole commune, etc. Il y a donc, à la base de la politique une « esthétique », à entendre en un sens kantien, éventuellement revisité par Foucault : un découpage des temps et des espaces, du visible et de l’invisible, de la parole et du bruit qui définit à la fois le lieu et l’enjeu de la politique comme forme d’expérience. La politique porte sur ce qu’on voit et ce qu’on peut en dire, sur qui a la compétence pour voir et la qualité pour dire, sur les propriétés des espaces et les possibles du temps." — De l'entretien avec Jacques Rancière à Multitudes (25.06.2007).

| | Comments (0)

The Neocon Plato

Salon.com has an interview with Simon Blackburn who published Plato's Republic (Atlantic Books, 2006) :

What about in terms of his influence on contemporary politics?

I think Plato [has been] picked up and distorted in a couple of different ways. There were people who took what are undoubtedly fairly absolutist or totalitarian aspects of the state that he describes in "The Republic" and said, "Look, he's nothing more than an apologist for the totalitarian state." This is a famous attack, most vigorously and very ably prosecuted by Karl Popper in his famous book just after the Second World War, "The Open Society and Its Enemies." Plato was No. 1 of all [Popper's] enemies of the open society.

Another reading of him, which is I think even worse, is due to the American political theorist Leo Strauss, who saw him as in some sense endorsing the idea that it's a dog-eat-dog world. This was kind of a covert message, Strauss thought, of [Plato's] text. Strauss thought that this covert message or esoteric message was supposed to be perceived only by a number of people of special illumination, amongst which he included himself, of course. And that was the ideology that eventually became American neoconservatism, the view that the servants of the state are entitled to do anything -- to lie, to manipulate, to foment war, to destabilize neighboring states, to disguise their actions under a hypocritical cloak of goodness. So it's an extreme example of realpolitik, which I think is just a 180 degree misreading of what Plato is about. But it just shows that you can put down the clearest words on the page and it will be read saying the opposite.

I think that [Strauss's reading] is very perverse. You have to ignore what seems to me the very obvious thrust of ["The Republic"]. The book is largely given over to Socrates, and Socrates was largely arguing against the kind of things that Strauss represents. So you have to really pick up little bits and corners and say, "Ah, that's where Plato's speaking in his own voice or that's the message he wants us to take away." I always find that kind of reading very perverse. You know, it's not much better than finding the name of the beast in the order of the letters in the Talmud or something.

| | Comments (0)

Entretien avec Amartya Sen

De Télérama (23.06.2007) :

Vous revenez aujourd’hui sur la théorie du « choc des civilisations », qui avait fait grand bruit lors de la sortie de l’article de Samuel Huntington, en 1993. Tout n’a-t-il pas déjà été dit sur le sujet ?

Effectivement, cette thèse a été abondamment commentée et critiquée. J’ai d’abord cru que cette polémique entre intellectuels s’éteindrait rapidement, tant l’idée de départ me paraissait mal pensée, voire stupide. Envisager les relations humaines uniquement en termes civilisationnels est une telle simplification ! Comme si l’on pouvait classer les individus et définir leur identité en fonction d’un seul critère ! Il suffit de prendre l’exemple de l’Inde, définie par Huntington comme appartenant à la civilisation hindoue, alors même que le pays compte plus de musulmans qu’aucun autre pays dans le monde, excepté l’Indonésie et le Pakistan. C’est oublier par exemple qu’à Bollywood, ce haut lieu de la culture de masse en Inde, un grand nombre d’artistes sont musulmans. Ce qui ne les empêche pas d’être adulés par une population à 80 % hindoue.

Puis il y a eu le 11 Septembre et le début de la « guerre contre le terrorisme ». Et, de façon explicite ou implicite, les idées de Huntington ont quitté la seule sphère intellectuelle pour gagner le cœur même de la politique internationale actuelle. Elles n’ont pas perdu de leur stupidité mais leur pouvoir de nuisance, lui, n’a jamais été aussi fort.

| | Comments (0)

Zizek : Métaphysique du sarkozysme

Le Nouvel Observateur a un entretien court avec Slavoj Zizek sur son livre Le Sujet qui fâche (Flammarion) :

N. O. - Les seuls penseurs français que vous preniez en compte dans ce livre, Alain Badiou, Jacques Rancière ou encore Etienne Balibar, sont justement ceux qui se voient fréquemment suspectés en France de passer outre les leçons de l'antitotalitarisme ...

S. Zizek. - Ce sont pourtant les seuls qui soient pris au sérieux aujourd'hui au niveau mondial. [ Rires. ] Mais cette méfiance est assez explicable : l'idéologie dominante aujourd'hui, c'est le matérialisme démocratique. Tout le monde prend Fukuyama pour un crétin d'Amérique, mais tout le monde au fond pense comme lui que la formule politique indépassable a été trouvée et que plus rien ne se passera « vraiment ». Il est donc logique que des penseurs qui offrent enfin les moyens théoriques de commencer à rebâtir un universalisme engagé ne soient pas nécessairement acclamés.

N. O. - Il serait donc désormais possible de sortir de ce cercle postidéologique , des décennies durant, la pensée est restée prise ?

S. Zizek. - Les deux fronts ennemis sont clairement identifiés en tout cas. D'un côté, un matérialisme extrêmement vulgaire qui tend à naturaliser le capitalisme. Un courant en passe d'envahir toute la pensée anglo-saxonne. De l'autre, le postmodernisme à la Derrida, c'est-à-dire la destitution de toute référence possible à quelque vérité transcendante que ce soit. Contre ces deux versants opposés d'un même néant idéologique, il s'agit de retrouver confiance en l'émancipation par l'universel. A la suite de Deleuze, je dirais ainsi que notre tâche la plus urgente est de redécouvrir l' « innocence de l'universel ».

Et aussi voir "Deleuze's Platonism : Ideas as Real" et "Deleuze and the Lacanian Real".

| | Comments (0)

Van Wolferen : Insights into the new world disorder

Karen Van Wolferen talks about Japanese political scenes with David McNeill at The Japan Times (06.05.2007). -- I read his book, The Enigma of Japanese Power, a long time ago (fifteen years?), and then I felt like Mr. McNeill. This book is still appealing, I guess.

Continue reading "Van Wolferen : Insights into the new world disorder"

| | Comments (0)

Interview with Shinzo Abe

"Yes, Prime Minister" by Mary Kissel at The Wall Street Journal (21.04.2007).

Continue reading "Interview with Shinzo Abe"

| | Comments (0)

Anne Frank of Taiwan

According to Dan Bloom's editorial at Taipei Times (05.03.2007), Shih Ru-chen was hiding in a small space in his brother's house for 18 years, in order to escape arrestation. It was White Terror after 228 Incident and Shih didn't commit crime. Dan-san concludes :

Anne Frank taught the world an important lesson, and so too can Shih. There has been a "senseless silence" about his life, but now his story should be told.

And more stories may be revealed, I think.

| | Comments (0)

Pulvers : Whose Japan deserves youth's patriotism now?

By Roger Pulvers at The Japan Times (18.02.2007).

Continue reading "Pulvers : Whose Japan deserves youth's patriotism now?"

| | Comments (0)

Science, democracy, and the global market

By Josep Lluís Barona at Eurozine (16.01.2007) :

The State is being replaced as regulating agent of public policy by free market forces and private bodies. Controversial areas of the technology sector are resolved by external experts who are often professionals or private entities; media manipulation has become a key element in the control of information about the products of science and technology. The health industry sells technology as the main solution to health problems that could be better addressed by reforms in public health; at the same time, defence expenditure eats into science and technology budgets.

A bit longer article, it's worn me down.for I'm busy working this week. Am I typing or sleeping? or both?

| | Comments (0)

Alain Finkielkraut, bouffon du roi

Par Dominique Vidal au Monde Diplomatique (janvier 2007) :

Le plus surprenant, avec certains intellectuels médiatiques, c’est qu’à chacune de leurs dérives, alors qu’on croit qu’ils ont touché le fond, ils réussissent à tomber plus bas encore. Alain Finkielkraut en est le prototype. Après avoir encensé la journaliste islamophobe Oriana Fallaci, couru au secours des victimes d’une « ratonnade anti-Blancs », diffamé dans Haaretz la révolte des banlieues qualifiée de « pogrom contre la République », le voilà qui, ce samedi matin dans son émission « Répliques » sur France Culture, agresse les jeunes des cités.

A Joël Roman argumentant patiemment, dans l’esprit de son essai Eux et nous, pour que la France traite enfin également tous ses enfants, Finkielkraut oppose un discours nostalgique et réactionnaire, avec le concours attendu de Thierry Jonquet, lui aussi invité pour son roman Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte.

| | Comments (0)

M. Bush, l'Irak et le syndrome vietnamien

Par Daniel Vernet au Monde (09.01.2007).

Continue reading "M. Bush, l'Irak et le syndrome vietnamien"

| | Comments (0)

Avnery : Kiss Of Death

By Uri Avnery at Gush Shalom/Counter Currents (07.01.2007) :

Since Judas Iscariot embraced Jesus, Jerusalem has not seen such a kiss.

After being boycotted by Ariel Sharon and Ehud Olmert for years, Mahmoud Abbas (Abu Mazen) was invited to the official residence of the Prime Minister of Israel two weeks ago. There, in front of the cameras, Olmert embraced him and kissed him warmly on both cheeks. Abbas looked stunned, and froze.

Somehow the scene was reminiscent of another incident of politically-inspired physical contact: the embarassing occurrence at the Camp David meeting, when Prime Minister Ehud Barak pushed Yasser Arafat forcefully into the room where Bill Clinton stood waiting.

| | Comments (0)

Literature, Ideology and Japan's Revised Education Law: Kinoshita Junji's Yuzuru

By Takashima Nobuyoshi at Japan Focus (28.12.2006). English translation by Kyoko Selden :

Playwright Kinoshita Junji died at age ninety-two. On December 1, the three national newspapers, Yomiuri, Asahi and Mainichi, and the Nihon Keizai Shimbun, as if by prearrangement, reminisced about Kinoshita on the front page of their morning editions. However, they lacked historical perspective on the playwright and one important issue surrounding him. Each of the papers had provided a fairly detailed biography of Kinoshita the previous day in their society page or cultural column. Doubtless, similar commentaries were published in local newspapers throughout the country, suggesting Kinoshita’s, and Yuzuru’s, great influence on postwar culture.

| | Comments (0)

Construire une Europe politique

Par Jürgen Habermas au Monde (27.12.2006).

Continue reading "Construire une Europe politique"

| | Comments (0)