Copyright, Copyleft and the Creative Anti-Commons

By Anna Nimus at Multitudes (21.12.2006). The first paragraph :

The author has not always existed. The image of the author as a wellspring of originality, a genius guided by some secret compulsion to create works of art out of a spontaneous overflow of powerful feelings, is an 18th century invention. This image continues to influence how people speak about the "great artists" of history, and it also trickles down to the more modest claims of the intellectual property regime that authors have original ideas that express their unique personality, and therefore have a natural right to own their works - or to sell their rights, if they should choose. Although these ideas appear self-evident today, they were an anomaly during their own time. The different pre-Enlightenment traditions did not consider ideas to be original inventions that could be owned because knowledge was held in common. Art and philosophy were products of the accumulated wisdom of the past. There were no authors - in the sense of original creators and final authorities - but only masters of various crafts (sculpture, painting, poetry, philosophy) whose task was to appropriate existing knowledge, re-organize it, make it specific to their age, and transmit it further. Artists and sages were messengers, and their ability to make knowledge manifest was considered a gift from the gods. Art was governed by a gift economy : aristocratic patronage was a gift in return for the symbolic gift of the work. Even the neoclassical worldview that immediately preceded Romanticism viewed art as imitation of nature and the artist as a craftsman who transmitted ideas that belonged to a common culture.

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Heidegger : "The End of Philosophy"

The PDF file can be found at Hudsoncress.org Library. Via Philosophical Conversations.

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Dada ou la boussole folle de l’anarchisme

Par Laurent Margantin à La Revue des Ressources (18.12.2006). Le premier paragraphe :

Si l’anarchisme est avant tout l’affirmation des potentialités individuelles - contre la société bourgeoise, contre l’Etat, contre toutes les formes d’aliénation collective -, alors il faut commencer par reconnaître avant le dadaisme, dans la littérature allemande, ce qui a pu annoncer cette avant-garde que l’on associe automatiquement avec l’anarchisme. Cela commence avec Fichte et les romantiques allemands, avec l’affirmation d’un sujet autonome et absolument libre de s’auto-créer : « Avec l’être libre, conscient de soi, apparaît en même temps tout un monde - à partir du néant ». Le « Plus ancien programme de l’idéalisme allemand » - dont l’auteur est soit Hölderlin, soit Hegel, soit Schelling (plus vraisemblablement Schelling), continue en démolissant la légitimité de l’Etat : « Seul ce qui est l’objet de la liberté s’appelle Idée. Nous devons donc dépasser également l’Etat ! - Car tout Etat est obligé de traiter les hommes libres comme un rouage mécanique ; et c’est ce qu’il ne doit pas ; il faut donc qu’il arrête. » Fondé sur l’idée de liberté, ce « Programme » est sans doute le premier manifeste anarchiste, bien loin du culte de l’Etat auquel on associe habituellement le romantisme allemand et la culture germanique. En son fond, le premier romantisme est anarchisant et annonce le dadaisme, il est même foncièrement provocateur, comme il ressort de ce texte de Friedrich Schlegel, dont les intonations sont dadaistes (voire nietzschéennes) avant l’heure : « L’homme domestique tient sa formation du troupeau où il a été nourri, et surtout du divin berger ; lorsqu’il parvient à maturité, il s’établit et il renonce alors, jusqu’à finir par se pétrifier, au fou désir de se mouvoir librement - ce qui ne l’empêche pas bien souvent, sur ses vieux jours, de se mettre à jouer les caricatures multicolores. Certes, ce n’est pas tout d’abord sans peine ni sans mal que le bourgeois est ajusté et tourné pour être transformé en machine. Mais pour peu qu’il soit devenu un chiffre dans la somme politique, il a fait son bonheur et l’on peut, à tous points de vue, considérer qu’il est accompli dès lors que, de personne humaine qu’il était, il s’est métamorphosé en personnage. Et la chose vaut tout autant pour la masse que pour les individus. Ils se nourrissent, se marient, font des enfants, vieillissent, et laissent après eux des enfants qui vivent à nouveau de la même manière, laissent des enfants semblables - et ainsi de suite à l’infini ». Et Schlegel d’ajouter une sentence implacable : « Ne vivre que pour vivre, telle est la véritable source de la trivialité ».

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Philosophie - La prison de l'image

Par David Boyer au Devoir (16.12.2006) :

À ces questions qui nous contraignent à réfléchir à la place d'une contemplation devant notre miroir, j'offre ma perspective, faute de croire en une réponse absolue. Si la beauté humaine s'affiche sommairement comme une expression percutante du pouvoir, elle est en fait une force sociale établie par les grandes puissances (économiques, culturelles, idéologiques et politiques) qui a pour fonction de normaliser et de fasciner l'individu.

Dans le néolibéralisme, elle incarne un des nombreux visages de l'idéal capitaliste tout en assurant, avec plusieurs autres facteurs, son maintien et sa prospérité. L'idolâtrie du physique a donc de vastes répercussions, tant éthiques que politiques. Bref, les standards de beauté prétendent au titre d'impératif catégorique mais ne sont en réalité qu'un amalgame d'impératifs hypothétiques épidermiques et de ce que Foucault désigne sous le terme de «micro-pouvoir». Est-il possible, cependant, de s'affranchir de cette séquestration psychique?

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Zizek and the Zionist-Nazi alliance

By Sever Plocker at Ynet (09.12.2006). The title may be misleading. The author comprehends that Zizek has made an effort to propose an anti-anti-Semitism, though.

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Peter Sloterdijk : l'avidité est au pouvoir

Un entretien avec Peter Sloterdijk est publié par Le Point (07.12.2006) :

Dans « Le palais de cristal », le philosophe allemand explore les cinq siècles qui ébranlèrent le monde - et les mutations anthropologiques qui ont accompagné ce processus de globalisation inauguré par les grandes découvertes. Aux conquistadors des Temps modernes ont succédé les « souverainistes du vulgaire » : l'« entertainment » triomphe dans un monde qui baigne dans un « érotisme surchauffé ».

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Theodor Herzl sur le divan de Gilles Deleuze

Par Gyslain di Caro à Sens Public (05.12.2006) :

Résumé : Il peut paraître singulier de vouloir mettre Theodor Herzl, inventeur du sionisme politique, sur le divan de Gilles Deleuze. Pourtant, le lent cheminement qui va pousser Herzl à accomplir l’œuvre de sa vie procède d’une quête remarquablement mise en évidence par Deleuze. La recherche de la vérité chez Deleuze n’est pas mue par un amour de la sagesse - philo-sophie - mais est au contraire le fruit d’une anti-sophie, d’un tourment qui fait tendre vers la vérité, au gré des signes de la vie qui nous force à penser. Theodor Herzl n’est en rien un philosémite ; c’est dans les tourments antisémites de son siècle que lui est apparu l’évidence d’Israël. - Abstract : It might seem awkward to try and lay Theodor Herzl, inventor of political Zionism, on Gilles Deleuze’s couch. However, the slow pace of Herzl’s endeavour towards his life’s achievement outlines a search intrinsically related to Deleuze. Indeed, the search for truth in Deleuze is not driven by love of wisdom - philo-sophy - but on the contrary results from an anti-sophy, a torment which makes us tend towards truth according to the signs of our lives and the drive that forces us into thinking. Theodor Herzl is nothing of a philo-semite, for it is in the anti-semitic torments of his century that he envisioned the obviousness of Israel.

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Ontologie et anti-humanisme

Par Charles Martin-Freville à Sens Public (05.12.2006) :

Nous nous proposons d’établir que la notion d’homme est incompatible avec l’ontologie, en partant d’une opposition entre Sartre et Heidegger. En effet, d’un côté nous trouvons une démarche qui se dit ouvertement humaniste, de l’autre une défiance à l’égard de cette tendance. Mais d’où vient cette méfiance pour la notion d’homme et l’humanisme qui s’en fait le défenseur ? Faut-il se contenter d’invoquer une question d’affinités électives ? Ou au contraire, restreindre cette opposition à un différend lexical, l’un parlant d’homme et l’autre de Dasein ? Nous pensons bien plutôt que le montage heideggérien exclut fondamentalement les valeurs humanistes. Voire : tout discours sur l’être, fondé sur des principes touchant exclusivement à l’être, serait incompossible avec un discours l’anthropologique, au sens large d’un discours qui tiendrait l’homme comme point d’absolu d’un dispositif théorique.

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L’Orient régénérateur

Par Régis Poulet à La Revue des Ressources (04.12.2006).

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L'Abécédaire de Gilles Deleuze avec Claire Parnet

Deleuze's interview was uploaded at Google Video. Part 1 and Part 2. I was about to buy DVDs.

"Qu'est-ce que l'acte de création", Deleuze's lecture on 17 March 1987. Download Torrent file.

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Audio : Zizek

Slavoj Žižek's audio sources at Continental Philosophy (04.12.2006). Hard to listen.

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Michel Foucault à propos de Bachelard

A Théophile (12.11.2006). Le site très intéressant.

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Ethics in the globalized war

By Alphonso Lingis at Eurozine (29.11.2006) :

With military technology increasingly reducing the risk of casualties on the side of those using the technology, traditional warrior virtues such as courage have become the preserve of the individual suicide attacker. Paradoxically, writes Alphonso Lingis, it was the photographs of Abu Ghraib that enabled Americans to reassert a sense of their own ethical correctness. In this respect, the photos stand in a line of images that have provided moral reassurance in the face of war.

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Internet et philosophie : la question de la normativité

Par Paul Mathias à Sens Public (30.11.2006) :

Nos pratiques intellectuelles et sociales, économiques ou politiques, sont adossées à des systèmes normatifs qui ne sont sans doute pas infaillibles, mais dont l’exigence n’est dans son fond nullement remise en question. Or l’Internet et les logiques conflictuelles dont il est animé ébranle notablement la certitude d’un rapport inquestionnable de nos pratiques aux normes qui les régissent. Nous posons dans le texte suivant la question de la normativité en elle-même, c’est-à-dire la question de la relation que nous sommes supposés entretenir, dans le contexte d’une expérience absolument singulière des réseaux, avec les normes, lois, règles morales ou déontologiques, qui sont supposées garantir l’ordre de nos interactions dans le « cyberespace ».

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Derrida en Algérie : un hommage très politique

Par Jean Birnbaum au Monde (30.11.2006) | Photo.

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Martin Heidegger et l'ontologie

Par Emmanuel Levinas à Écologie révolutionnaire. Extrait de En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, Vrin.

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Pictures and Nonsense

By Mark Jago at Philosophy Now (November-December 2006). On Wittgenstein's Tractatus.

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Le colosse de cristal

Rencontre avec Peter Sloterdijk par Aude Lancelin au Nouvel Observateur (16.11.2006).

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Jürgen Habermas on Immigration

A lecture by Jürgen Habermas transcript at Sign and Sight (16.11.2006).

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Interview with Alain Badiou

Translated by Lauren Sedofsky at Artforum (November 2006) :

Alain Badiou has arrived at what is perhaps the crowning moment of his career. His magnum opus of 1988, Being and Event, was finally published in English this year. His much-anticipated sequel, Logiques des mondes (Logics of Worlds)—his first major philosophical work in eighteen years—appeared in France in March. And in February, Century, transcriptions of the seminar Badiou gave at the Collège International de Philosophie between 1998 and 2001, will be published in English translation. Taking advantage of the occasion to revisit his ideas and their evolution, we invited Badiou once again to join in conversation with Lauren Sedofsky, who interviewed him in these pages more than a decade ago (“Being by Numbers,” Artforum, October 1994). Sedofsky's introduction and a brief excerpt are below; to read the rest of the text, pick up the November issue of Artforum.

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Maire à Venise

Par Jean-Baptiste Marongiu & Massimo Cacciri à Libération (09.11.2006).

Ancien élève de Sergio Bettini, Massimo Cacciari, philosophe, préside aux destinées de la cité des Doges.

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Philosophy at the End of the World

By Ashley Woodiwiss at Christianity Today (November/December 2006). On Slavoj Žižek :

And so it has come to this. Philosophy is now in the hands of a Slovenian madman. Slavoj Zizek has been thought of as one part Groucho, one part Karl Marx, an idiot savant, a Shakespearean fool, or maybe Dylan's Jokerman. A self-declared "fighting atheist" who claims the Christian legacy is worth fighting for. A Leninist who seeks wisdom in Chesterton's Orthodoxy. A leftist accused of being authoritarian, anti-feminist, and anti-Semitic. A critic of the worst excesses of capitalism who himself so over-produces books and articles that critics despair of ever being able to pin him down before he's off on his next tangent. So full of apparent contradictions is Zizek that to some critics it appears that while it is true Zizek exists, nevertheless we may well have created him.

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Gilles Deleuze, explorateur du cinématographe

Par Stéphane Floccari au Web de l'Humanité (07.11.2006). La publication des cours du philosophe sur le 7e art complète la diffusion de son enseignement à Paris-VIII. Gilles Deleuze, Cinéma, Éditions Gallimard. 6 cd, (environ 366’), 28 euros.

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La philosophe à venir : Avital Ronell

Par Omar Berrada au Web de l'Humanité (04.11.2006) :

La parution simultanée de trois livres d’Avital Ronell, traduite en volume pour la première fois en France, est un événement. L’événement, c’est ce qui arrive. « Ce qui arrive », c’est une des définitions que Jacques Derrida donnait de la déconstruction. L’événement dont je parle avait pourtant, une fois n’est pas coutume, été annoncé. Par Derrida lui-même, sur une carte postale datée du 23 juin 1979. Il y est question d’un colloque sur Peter Szondi, où il fut beaucoup question de Paul Celan. C’est la fin de la journée. Je cite : « À la sortie, présentations diverses. "Avec vous, on ne peut plus se présenter", me dit une jeune Américaine (je crois). Elle me fait comprendre qu’elle avait lu (avant moi, donc, elle arrivait des États-Unis) Moi, la psychanalyse où je laisse jouer, en anglais, le vocabulaire si difficile à traduire de la présentation, des présentations, des "introductions", etc. Comme j’insistais pour savoir son nom, elle m’a dit "Métaphysique" et s’est refusée à ajouter un seul mot. J’ai trouvé ce petit jeu assez fort et j’ai senti à travers l’insignifiante frivolité de l’échange qu’elle était allée assez loin (on m’a dit ensuite qu’elle était "germaniste"), la Carte postale, J. Derrida.

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Les sentiers d’un nouveau monde : Autour de Henry David Thoreau

Par Rodolphe Christin à La Revue des Ressources (30.10.2006) :

Où l’on propose au lecteur de suivre une ligne de vie amoureuse des forêts, des broussailles et des rivières. Henry David Thoreau (1817-1862) montre le chemin des bois, pensant trouver dans ces marges de quoi changer la vie. Chercheur atypique, il se met à l’écoute de la polyphonie du monde, voit dans le vol du pivert et le coassement de la grenouille la source d’une possible régénération de soi comme de la société, pour une grandeur cosmique de la conscience.

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Insects and Incest : From Bergson and Jung to Deleuze

By Christian Kerslake at Multitudes (22.10.2006). Around Gilles Deleuze's 1961 article on Masoch.

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Hannah Arendt, totalitarianism and the revolutions in central Europe: 1956, 1968, 1989

By Stefan Auer at Eurozine (25.10.2006) :

Hannah Arendt's writings on the 1956 Hungary uprising might give the impression that it was the first velvet revolution in central and eastern Europe. In other words, Arendt wrote about a revolution that had not yet taken place. Despite this misjudgement, Arendt's theoretical insights into the relationship between power and violence are more than ever relevant to an understanding of both the uprising itself and the role of the public memory of it after 1989.

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André Gorz, le philosophe et sa femme

Par Michel Contat au Monde (26.10.2006).

Continue reading "André Gorz, le philosophe et sa femme"

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Sartre, retour de Postcolonie

By Didier Coste at Fabula Acta (24.10.2006). Reviews Noureddine Lamouchi's three books on Sartre : ed., Actes du colloque « Jean-Paul Sartre : critique et création littéraire » (4-5 décembre 2003), Gabès : Éditions de l’Institut Supérieur des Langues, 2005, 172 p. ; Jean-Paul Sartre, philosophe de l’oppression, Louvain-la-Neuve : Academia Bruylant, 2005, 104 p. ; and, Un maître-préfacier, Jean-Paul Sartre et l’autre coloni, Tunis : Cérès Éditions, 2002, 206 p.

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Contradiction, transcendence, and subjectivity in Derrida's ethics

By Barry Stocker at Eurozine (17.10.2006) :

"Ethics in Derrida requires an affirmation of friendship and hospitality on the basis that I always have something outside myself inside myself, so affirmation of self requires affirmation of others. Ethics cannot be absolutist." Barry Stocker, author of a new reader on Derrida, discusses Derrida's ethical philosophy and its indebtedness to Kierkegaard, Levinas, and J. L. Austin.

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Luc Ferry on Happiness

De L'Express (12.10.2006) :

Vous ne croyez pas au bonheur, ou est-ce un concept sans intérêt?

Je n'y crois pas, parce que la chose est indéfinissable. Kant disait que c'est une idée de l'imagination, sans contenu. Le bonheur n'est pas un état stable auquel on pourrait parvenir comme au bout d'un jeu de l'oie.

La philosophie ne peut-elle pas nous aider à être heureux?

Pas exactement. L'état auquel la sagesse pourrait éventuellement nous permettre d'accéder, c'est la sérénité, ce qui n'est pas la même chose. On peut mettre les peurs à distance, c'est l'un des messages du stoïcisme ou du bouddhisme. Apprendre à vivre, en particulier, avec la mort de l'autre. Ce qui nous impose un certain nombre d'impératifs qui ne sont pas moraux mais relèvent de la sagesse. Comment vivre avec les gens qu'on aime en ayant la pleine conscience qu'ils sont mortels? Questions que la religion et la psychanalyse ont tendance à évacuer, la première en nous disant que nous sommes immortels et en parlant d'éternité, la seconde en affirmant qu'agiter ce problème est pathologique, comme dirait Freud, et que c'est une bêtise. Je crois l'inverse: nous avons intérêt à penser à la mort tous les jours. Quand on regarde comment on est fait - des petits morceaux de chair entourés de peau rose ou brune - et qu'on voit qu'on peut à la moindre coupure ou blessure souffrir ou mourir, je trouve que l'angoisse n'est pas pathologique. C'est plutôt un signe de lucidité, une injonction d'en faire quelque chose.

Il faut apprendre à se résigner à la condition humaine?

Non, il ne faut pas se résigner. Nous ne sommes pas faits pour cela. Epictète dit à son disciple: «Quand tu embrasses ton fils ou ta fille, pense qu'il peut mourir, il est comme la tasse en verre qui peut se casser.» La question du deuil est fondamentale. Il y a la promesse de la résurrection des corps, spécifique au christianisme, et différente de la réincarnation, qui, dans le bouddhisme, est une punition: on est réincarné tant qu'on n'a pas atteint la sagesse. Le stoïcisme, comme le bouddhisme, au fond, nous invite au non-attachement, c'est-à-dire, finalement, à une forme de vie monastique: on ne peut pas vraiment être «sage» en famille, car on s'y attache forcément, à ses proches. Or on ne peut mourir bien que si l'on détache les adhérences: il faut voyager léger. Moi, j'aurais envie de penser une troisième voie, une sagesse de l'amour. Vivre avec des mortels nous l'impose. Par exemple, se réconcilier avec les gens qu'on aime, en particulier ses parents - avec lesquels on est forcément en conflit - est un impératif de sagesse. Il ne s'agit pas en l'occurrence d'une exigence morale. Il faut se réconcilier parce qu'après ce sera trop tard. Autre exemple: avec les gens qu'on aime, doit-on tirer les choses au clair en cas de conflit, et jusqu'où? La somme de malentendus qu'il y a dans une vie amoureuse ou amicale est quelque chose de fascinant. Mais l'idéal de transparence n'est pas le plus juste qui soit. On peut parfois communiquer beaucoup mieux, de façon tout à fait authentique, par des biais qui n'ont rien à voir avec la transparence et la rationalité.

C'est ce que vous appelez la théorie du «salut sans dieu»?

La plupart des grandes théories philosophiques sont des doctrines du salut sans dieu. Quelle est, par exemple, la stratégie des stoïciens pour se sauver de cette peur de la mort? Ils disent que la seule façon de s'en débarrasser, c'est de comprendre par la theôria que nous ne sommes qu'un fragment de l'ordre du monde, notre «terrain de jeu», et de nous y ajuster - c'est le but de la morale - pour y trouver notre place naturelle. Il s'agit donc d'une réponse athée à la peur de la mort, par la raison et par soi-même, et non pas, comme dans les religions, par la foi et par Dieu. Nietzsche parle de l' «amor fati» (amour de ce qui est envoyé par le réel) et de l' «innocence du devenir», ce moment où l'on accède à la victoire contre les «passions tristes» - culpabilité, regrets, nostalgie et espérance - tous ces sentiments où se niche la peur. Même dans la tradition matérialiste, on a donc affaire à des doctrines du salut. Dans une autre tradition, lorsque Kant se demande ce qu'il nous est permis d'espérer, il pose aussi la question du salut.

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Ideas whose time has come

By Danny Postel at Eurozine (06.10.2006) :

"For me as an Iranian philosopher, thinking differently is a form of going beyond the challenges of my daily life in Iran. It's an opening up to the world which goes hand in hand with the act of being free." Until his arrest in Tehran in April 2006 on charges of spying, Ramin Jahanbegloo was active in bringing numerous prominent Western thinkers to Iran. On his release in August, Jahanbegloo made a public statement in which he admitted playing into the hands of Western bodies seeking to prepare the ground for a "velvet revolution" in Iran and announced his withdrawal from the international intellectual stage. His admission is widely understood to have been the result of pressure from the authorities incuding the bail condition of family property. In an interview conducted via email in January and February 2006, he talks about some of the thinkers whose work has been influential to the liberal movement in Iran, including Jürgen Habemas, Hannah Arendt, Noam Chomsky, and Antonio Negri; about the failure of Iranian Marxism; and about the different strands in Iranian political philosophy today.

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Stand and Deliver

By Brian Dillon at Friez.com (n.d.). — What do lectures reveal about the lecturer?

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Nietzschean Christianity, or, an American Foreign-Policy Paradox

By Shawn Gorman at Sens Public (24.09.2006) :

In the dominant American political consensus at the beginning of the 21st century, the welfare state plays the same role Christianity plays within the Nietzschean genealogy of morals. That is, according to Reaganite economic theory, it is the welfare state, instead of Christianity, that is guilty of favoring the weak, thereby dampening the upsurge of primal forces associated with vigor and life.

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The Stoics on Determinism And Compatibilism

By James Pratt at Metapsychology (19.09.2006). Reviews Ricardo Salles, The Stoics On Determinism And Compatibilism, Ashgate, 2005 :

Ricardo Salles sets out in his book to explain how the Stoics reconciled determinism and responsibility. He begins with determinism. The Stoics were not just determinists; they were fatalists. Usually fatalism is described in the following counterfactual terms: If you are a fatalist, you believe that if a future event F is fated to occur, then even if the preceding event P which supposedly necessitates F were to not happen, F would still come about. This sounds mysterious, as if a politician were fated to win an election for which she did not campaign or even enter. This gives rise to what opponents of the Stoics called the “Lazy Argument”, which basically says that if I am ill but am fated to recover, then there is no need to call a doctor or take my medicine. And if everything that happens to me is fated, then I should be able to live my life in bed. Obviously this is not the case. Therefore, fatalism is false. Furthermore, this kind of fatalism is incoherent, because it posits that different events have different modal qualities; F can only be fated on the supposition that P is not. But according to fatalism, P and F (and every other event) are necessary. According to Salles the Stoics get around this objection through the doctrine of co-fated events. For instance, a politician is fated both to enter an election and to campaign and to win it. This counters the Lazy Argument and the charge of modal inconsistency. Determinism is defended. But what about moral responsibility?

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Nietzsche, penser en forces

Qu'est-ce que surmonter une antinomie? En répondant, Monique Dixsaut montre la façon unique qu'avait Nietzsche de philosopher.

Par Robert Maggiori à Libération (21.09.2006).

Monique Dixsaut, Nietzsche par-delà les antinomies, Editions de la Transparence, 348 pp., 20€

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Corruptio negatio est

By David Morin-Ulmann at Sens Public (07.09.2006) :

L’auteur, chercheur en sciences de la culture, utilise ses compétences et attentions en philosophie pour tenter de définir la corruption. Il découvre qu’il faut parler de l’« essence de la corruption » et non de ses manifestations secondaires ; et que cette « essence » s’enracine, littéralement, dans l’impermanence du monde, la morale et l’économie politique bourgeoise. Les matérialismes de Shakespeare, Nietzsche et Marx sont alors convoqués pour montrer que la corruption est encore une révélation de notre finitude, qu’elle hante toute chose, est un mode de dévoilement du monde et d’interpellation des hommes. L’auteur propose une conclusion conditionnelle - la corruption interrompt l’innocence, les idées morales, l’« idéalisme hébreux » puis bourgeois (protestant démocratique) - avant de commenter l’attentat du 11 septembre à partir de cette définition. Photo de l’auteur.

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Confucius

The Japan Times (10.10.2006) features Confucius (孔子). Michael Hoffman publishes three essays on his wisdom and influence : "Confucius and his 'golden age'", "A man in the soul of Japan" & "East and West echo the sage: 'The ideal society is like a family'".

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Rien que la véracité

Par Robert Maggiori à Libération (07.09.2006).

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First Impressions

By Fredric Jameson at LRB (09.09.2006). Reviews Slavoj Žižek, The Parallax View, MIT Press.

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Le spectre juif de Hegel

Par Morgan Golin à Fabula (27.08.2006) :

« [...] L’Occident chrétien, mais avec lui l’Occident monothéiste tout entier (judaïsme compris...) et avec lui, enfin, l’Occident, absolument, ne peut pas ne pas comporter une exclusion interne. Il lui faut sacrifier une part de lui-même pour être lui-même. » (Jean-Luc Nancy, Le Témoin du négatif, cité par Joseph Cohen, Le Spectre Juif de Hegel, p.13)

C’est alors qu’il se trouvait à Francfort (1797-1800) que Hegel a opposé le judaïsme à la Grèce. Le judaïsme représentait, pour le philosophe, la plus pure négativité du monde, et marquait, de la sorte, la subsistance du fini en face de l’infini, l’opposition insurmontable entre la divinité et sa créature. La Grèce, au contraire, avait réussi à réunir l’homme au divin ; c’est, selon Cohen, la raison pour laquelle Hegel en est venu à effacer la religion juive du parcours dialectique de la Phénoménologie de l’esprit, et cela, au seul profit du christianisme. Cohen s’est proposé de revoir les écrits hégéliens de la période de Francfort afin de comprendre cette disparition.

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Ghost World

By Laura Miller at The Salon (28.08.2006). On William James and the Society for Psychical Research.

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Foucault the Neohumanist?

By Richard Wollin at The Chronicle Review (01.09.2006 Issue).

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Interview with A.C. Grayling

"In the ashes of an inferno, a lingering debate" by Anna Mundow at The Boston Globe (27.08.2006) :

In "Among the Dead Cities: The History and Moral Legacy of the WWII Bombing of Civilians in Germany and Japan" (Walker, $25.95), A. C. Grayling investigates the Allied bombing of civilians -- termed "area bombing" -- and asks whether it was legal, moral, or necessary. He coolly yet compassionately examines arguments on both sides before delivering judg ment on a bombing campaign that killed some 800,000 civilians.

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Jacques Derrida: Live Theory

By Samir Haddad at Philosophical Reviews (10.08.2006). Reviews James K. A. Smith, Jacques Derrida: Live Theory, Continuum, 2005.

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"Passages" : Kant chez les dominicains

By Jean Birnbaum at Le Monde (10.08.2006).

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Wittgenstein and Judaism

Ralph Blumenau reviews Ranjit Chatterjee, Wittgenstein and Judaism : A Triumph of Concealment (Peter Lang, 2005), at Philosophy Now (July-August 2006).

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Shaping the Future

By Jessica N. Berry at Philosophical Reviews (02.08.2006). On Horst Hutter, Shaping the Future: Nietzsche's New Regime of the Soul and Its Ascetic Practices, Lexington Books, 2006.

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Bartleby the Scrivener, Immanence and the Resistance of Community

By Timothy J. Deines at Culture Machine 8 (2006). On Herman Melville's Bartleby.

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Jacques Derrida : The "Perchance" of a Coming of the Otherwoman

By Carole Dely at Sens Public (25.07.2006).

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The Making of the Modern Self

James Pratt reivews Dror Wahrman, The Making of the Modern Self (Yale Univ., 2004) at Metapsychology (18.07.2006) :

Why write a book on the history of our notions of self and identity? After all, hadn't Charles Taylor satisfied sufficiently this need with his masterful Sources of the Self (1989)? Dror Wahrman considers this legitimate query and provides a couple of justifications for the project he undertakes. First, and obviously, his book pertains only to England, and is specific to the eighteenth century. More importantly, where Taylor was more concerned with the changing attitudes of contemplatives (read: philosophers) on the subject, Wahrman approaches it from the perspective of the broader culture. Thus, he notifies us that his book ''rarely marshals forth the self-aware, articulate reflections of contemporaries on the topics of identity, categories of identity, or self''. Those who wish to learn more, for example, about the fascinating philosophical debates on the problem of personal identity in early modern Britain will find sparse discussion of the usual suspects on the topic: Locke, Shaftesbury, Butler, Hume or Reid.

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The Roman Stoics

By Edward Butler at Metapsychology (11.07.2006). On Gretchen Reydams-Schils, The Roman Stoics : Self, Responsibility, and Affection (Univ. of Chicago, 2005).

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Tisser le temps

By Jean-Baptiste Marongiu at Libération (29.06.2006).

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I come to you from my solitude

By Uldis Tirons at Eurozine (22.06.2006) A lead :

Legendary Georgian philosopher Merab Mamardashvili (1930-1990) was once ironically referred to by the Cheka as "the freest man in the country". But Mamardashvili was no dissident, believing that the authorities, having "faced the truth about what I really am", had no choice but to curtail his freedom. However, it is exactly the problem of what Mamardashvili really was that everybody is so interested in, says Rigas Laiks editor Uldis Tirons.

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Une intempestive radicalité

By Alexandra Laignel-Lavastine on Vladimir Jankélévitch at Le Monde (22.06.2006).

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Denial, Negation, and the Forces of the Negative

Reginald Lilly reviews Wilfried Ver Eecke, Denial, Negation, and the Forces of the Negative: Freud, Hegel, Lacan, Spitz, and Sophocles (SUNY Press, 2006), at Philosophical Reviews (11.06.2006) :

In Denial, Negation, and the Forces of the Negative, Professor Ver Eecke has written a very clear, erudite study in psychoanalytic theory that draws on, principally, Hegel's philosophy to explore the Freudian conception of denial. Perhaps due to this influence, the book could well be described as an account -- replete with an extensive case study -- of the logical and anthropological possibility of self-knowledge within a psychoanalytic context, the possibility of moving from a state of denial and self-alienation to a self that is free in knowing itself as an individual.

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Le parti de Leopardi

By Robert Maggiori at Libération (15.06.2006).

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Justice pour tout le monde

By Robert Maggiori at Libération (01.06.2006).

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Philo rencontre Actu (fable)

By Roger-Pol Droit at Le Monde (01.06.2006).

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Before and After Said

By Maya Jasanoff at London Rreview of Books (08.06.2006 Issue).

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Where Edward Said was wrong

Christopher DeBellague reviews Robert Irwin, For Lust of Knowing : The Orientalists and their Enemies (Allen Lane), at TLS (17.05.2006).

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The Tyranny of Common Sense

By David Papineau at The Philosopher's Net (Issue 33) :

Sometimes I despair of my philosophical colleagues. They are so conservative. I don't mean this in a political sense. In conventional party-political terms, most professional philosophers are probably well to the left of centre. As a group, they have a strong sense of fairness and little commitment to the social status quo. But this political open-mindedness doesn't normally carry over to their day jobs. When it comes to philosophical ideas, they are inveterately suspicious of intellectual innovation. In their eyes, a good philosophical theory is one that agrees with the views found on the Clapham omnibus. Few philosophers, in the English-speaking world at least, think of philosophy as a source of radical new ideas. Rather they view it as way of systematising the everyday reactions of ordinary people.

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A single history?

By Talal Asad on Francis Fukuyama at Open Democracy (05.05.2006).

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The Philosophy of Claude Lefort

Fred Dallmayr reviews Bernard Flynn, The Philosophy of Claude Lefort: Interpreting the Political (Northwestern University, 2005), at Philosophical Reviews (02.05.2006) :

For English-speaking students of political philosophy, this is an eminently welcome book. Claude Lefort is one of the most innovative and insightful philosophers and political thinkers of the last half century -- but a thinker largely ignored or sidelined in America. Bernard Flynn is highly qualified to remedy this deficit. A long-term friend of the French thinker, he has attentively followed the evolution of Lefort's thought, devoting to it a series of probing articles. Flynn's own scholarly focus has been on Continental thought and especially on phenomenology after Husserl -- a focus prominently displayed in his earlier study Political Philosophy at the Closure of Metaphysics. In the Introduction to his new book, Flynn presents the French philosopher as preeminently concerned with the ambivalent character of modernity -- and also with the difficult linkage between theory and practice. "From its very beginning," he notes (p. xiii), Lefort's work "has set for itself the task of interpreting the political life of modern society" and especially the task of discerning the political "form" or distinctive "regime" of modern democracy. In contrast to devotees of "pure" theory or abstract metaphysics, Lefort has allowed his theorizing to be informed by his own lived condition (or his embeddedness in the "life-world"). In fact, Flynn adds (pp. xviii-xix), Lefort's political philosophy is "born from a reflection on political experience and a consideration of the forms of political life." In particular, his thinking about modern democracy is not a rehearsal of abstract ideas but rather an attempt to evoke "an experience of democracy," more specifically "a lived experience of the dissolution of the [metaphysical] markers of certainty that characterized the ancien regime."

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Albert Camus, toujours moderne

By Philippe Forest at Le Monde (04.05.2006). Patrick Kéchichian reviews Œuvres Ccomplètes. Tome I (1931-1944) et Tome II (1944-1948) (Pléiade).

この全集はほしいな。二巻で 120 ユーロ。九月からは、値上がりするみたい。

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Nobody has to be vile

By Slavoj Zizek at LRB (06.04.2006 Issue).

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Interrogating the Real

Rebecca Kukla's bookreview on Slavoj Žižek, Interrogating the Real (Continuum, 2005), at Philosophical Reviews (07.04.2006).

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Slavoj Zizek : "Je crois en une universalité de combat"

Jean Birnbaum's interview with Slavoj Zizek at Le Monde (06.04.2006) :

Les divers "fondamentalistes" religieux pourraient prétendre incarner ce grand Autre. Vous semblez leur dénier ce droit. Pourquoi ?

Le problème des fondamentalistes, c'est qu'ils n'y croient pas : ils le savent. Ce qui me frappe, quand je parle avec des fondamentalistes chrétiens aux Etats-Unis, c'est que pour eux les propositions de foi sont aussi simples que celles d'un savoir positif. Ils sont "fanatiques" de science, et à leurs yeux, l'incarnation de Jésus est un fait qui a le même statut que la structure de l'atome. Si bien que le fondamentalisme n'est pas, comme on le dit souvent, un danger pour le savoir séculaire ; non, c'est un danger pour la foi elle-même. Car ceux-là ont perdu la croyance authentique, le "credo quia absudum", cet engagement à l'impossible, qui dit : je sais que c'est impossible mais quand même j'y crois. Prenons l'exemple des droits de l'homme : cette idée qu'en dépit de toutes les différences, il y a des droits universels. C'est un article de foi pure. Il y a là non pas un savoir objectif, mais une décision subjective, un engagement éthico-politique inconditionnel. C'est comme ça que ça fonctionne ! Il y a déjà quelque chose comme ça dans le judaïsme, quelque chose qu'il faut sauver : il n'existe pas d'éthique au sens propre sans croyance. C'est en cela que je suis d'accord avec Jacques Rancière quand il défend la rhétorique des droits de l'homme en disant qu'ils ne doivent pas être naturalisés, qu'ils ne sont pas la propriété de l'homme, que le droit de l'homme le plus fondamental c'est le droit à l'universalité, c'est-à-dire à remplir le vide et à s'engager. C'est ça la foi véritable, celle dont on a besoin aujourd'hui.

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Mille Platon

Robert Maggiori's bookreview on Platon, Les Lois (GF-Flammarion), Ménexène (GF-Flammarion), and Lettres aux amis (Lettres VII) (Mille et une nuits), at Libération (30.03.2006).

近年のプラトン研究について、マジョーリがまとめていて、ちょっと便利。

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De l'atelier d'Arendt à l'établi de Badiou

Roger-Pol Droit's bookreview on Pierre Bouletz, Qu'appelle-t-on philosopher? (Gallimard), and Alain Badiou, Logiques des mondes L'être et l'événement (Le Seuil), at Le Monde (23.03.2006) :

Comment travaillent les philosophes ? Selon quels processus s'élaborent leurs oeuvres ? Curieusement, il n'existe que peu d'éléments de réponse à ces interrogations : les théoriciens livrent, presque toujours, des produits finis. On ne sait donc pas grand-chose de leur cuisine - ingrédients, ustensiles ou tours de main. Pas de traces de tâtonnement, pas de vestiges des chemins parcourus ou abandonnés. Une exception pourtant : Hannah Arendt, avec son Journal de pensée, tenu de juin 1950 à 1973, rassemblant les citations, notes de lecture, remarques et réflexions où elle puisait à mesure la matière de ses livres. Dans Qu'appelle-t-on philosopher ?, Pierre Bouretz entreprend de comparer - méticuleusement, thème par thème, souvent phrase par phrase - les indications des 806 pages de ce Denktagebuch aux articles et livres publiés par la philosophe pendant la même période, sans oublier de compléter ces informations par sa riche correspondance, notamment avec Jaspers ou avec Heidegger.

ピエール・ブーレ (Pierre Bouletz) については、なにも知らないので、調査中。

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Réflexion sur la question Marx

Jean-Baptiste Marongiu's bookreview on Karl Marx, Sur la question juive (Présentation et commentaires de Daniel Bensaïd, Traduit de l'allemand par Jean-François Poirier, La Fabrique, 190 pp., 14 €.) at Libération (23.03.2006) :

«Ne cherchons pas le secret du juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le juif réel. Quel est le fondement profane du judaïsme ? Le besoin pratique, le profit personnel ? Quel est le culte profane du juif ? L'agiotage. Quel est son dieu profane ? L'argentPrononcés aujourd'hui, de tels propos entraîneraient un procès pour incitation à la haine raciale, alors qu'ils n'émurent personne lorsque Karl Marx les coucha dans les pages de Sur la question juive. Les accusations d'antisémitisme ne viendront que plus tard : elles sont anachroniques et absolument injustes, selon Daniel Bensaïd qui, pour preuve, vient de rééditer dans une nouvelle traduction le texte de Marx, avec une présentation et des commentaires conséquents. Aussi a-t-on mis sur le compte de la conversion au christianisme du père, une supposée haine de soi du fils (qui a servi également à dénigrer Freud et bien d'autres) pour interpréter le discours marxien. Daniel Bensaïd démonte point par point cette «légende» d'un Marx antisémite en replaçant Sur la question juive dans un double contexte : celui de la condition juive dans l'Allemagne du deuxième quart du XIXe siècle d'une part et, de l'autre, celui du mûrissement de la théorie marxienne elle-même, au moment où un jeune philosophe hégélien libéral radicalise son humanisme avant de se tourner résolument vers le matérialisme et le socialisme révolutionnaire.

マロンジュのこの書評は、なかなかいいですね。

最近飲み歩いてばかりいて、ほとんどブログを更新していない。そんな季節だから、まあいいか。

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Onfray plaisir

Robert Maggiori's bookreview on Michel Onfray's two volumes of Contre-Histoire de la philosophie (1. Les Sagesses antiques. 2. Le Christianisme hédoniste Grasset, respectivement 332 pp., et 344 pp., 20,90 € chaque volume), at Libération (09.03.2006) :

Il faut l'avouer : on ne connaît pas très bien Heilwige de Bratislava, Bentivenga de Gubbio ou Eloy de Pruystinck. Ni d'ailleurs Willem van Hildervissem de Malines. On ignore tout aussi de Cérinthe. Et de Carpocrate on ne sait même pas qu'il était le père d'Epiphane, c'est dire. Mais à l'ignorance, quand on le veut, on peut toujours porter remède. Rien n'empêche personne ­façon de parler ­ de séjourner en bibliothèque, devenir un spécialiste de Philodème de Gadara, et être incollable sur Jean de Brno. A ceci près que, comme le chercheur d'or qui tamise des tonnes de boue et de caillasse avant de trouver une minuscule pépite, on devra la fouiller de fond en comble, la bibliothèque, avant de dénicher quelque fragment de ou sur ces penseurs. Peut-être n'ont-ils rien écrit, rien de notable en tout cas ? Si on les inscrivait dans une lignée, un archipel plutôt ou un rhizome qu'on nommerait «philosophie hédoniste & matérialiste», et dans laquelle on inclurait «des cyniques, des cyrénaïques, des épicuriens, des chrétiens hédonistes, des gnostiques licencieux, des frères et soeurs du Libre Esprit, des libertins baroques, des Ultras des Lumières, des utilitaristes français et anglo-saxons, des socialistes dionysiaques, des nietzschéens de gauche et autres rebelles ou furieux», on s'apercevrait qu'en réalité ils ont été soit rayés de la carte, exclus du patrimoine culturel commun, soit occultés, dévalués, discrédités.

「反=哲学史」というより、「哲学史に逆らって」とか、「逆さまの哲学史」とか、そういうことみたい。ヘドニズムの系譜から哲学史を把えなおすと、どうなるか……。二冊で700ページ近いけど、読んでみたいな。

Michel Onfray Official Site (French).

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How To Read Heidegger and Derrida

Alison Ainley's bookreview on Mark Wrathall, How to Read Heidegger (Granta), and Penelope Deutcher, How to Read Derrida (Norton), at The Philosophers' Magazine (n.d.).

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Derrida, foi d'animal

Robert Maggiori's bookreview on Jacques Derrida, L'Animal que donc je suis (Galilée, 2006), at Libération (02.03.2006) :

«Comme Descartes, jamais Kant, Heidegger, Lévinas, Lacan, disons les sujets signataires qui portent ou que porte ce nom n'évoquent la possibilité d'être regardés par l'animal qu'ils observent, eux, et dont ils parlent. Pas plus que Descartes, aucun d'eux n'évoque ou ne prend en compte le problème de la nudité ou de la pudeur entre l'animal et l'homme.» De ce problème, Derrida fait au contraire son point de départ. On croit généralement, dit-il ­ et les grands philosophes l'ont cru eux aussi ­ que «le propre des bêtes, et ce qui les distingue en dernière instance de l'homme, c'est d'être nus sans le savoir. Donc de ne pas être nus, de ne pas avoir le savoir de leur nudité, la conscience du bien et du mal, en somme. Dès lors, nus sans le savoir, les animaux ne seraient pas, en vérité, nus». De ce fait, ils restent «aussi étrangers à la pudeur qu'à l'impudeur. Et au savoir de soi qui s'y dégage». L'homme, au contraire, se révèle dans l'impudeur et la pudeur : par l'impudeur ou l'impudicité, il dit brutalement, «fait voir» et impose à l'autre homme «qui il est», par la pudeur ou la honte, il se «dé-possède» et dépose «ce qu'il est» dans les mains d'autrui. Mais la bête, est-ce qu'elle nous «regarde» ? Est-ce que le regard d'une bête met en jeu «ce qui me regarde», me concerne, dans mon être ? Derrida évoque son «petit chat» ­ un vrai chat, pas une allégorie : «Souvent je me demande, moi, pour voir, qui je suis ­ et qui je suis au moment où, surpris nu, en silence, par le regard d'un animal, par exemple les yeux d'un chat, j'ai du mal, oui, du mal à surmonter une gêne. Pourquoi ce mal ? (...) Devant le chat qui me regarde nu, aurais-je honte comme une bête qui n'a plus le sens de sa nudité ? Ou au contraire honte comme un homme qui garde le sens de sa nudité ?» On ne peut le demander qu'à l'autre. Mais qui est ici l'autre, pouvant, et me répondre et répondre de moi ? L'animal, altérité absolue.

"Le propre des bêtes" とか "du mal à surmonter une gêne" とか言われても、こちらのほうが "gêné" だよ、ね。でも、あいかわらず面白そうだな。

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David Hume vs. Thomas Reid: Is Justice Socially Constructed or Natural?

By George Bragues at SSRN (09.02.2006).

PDF ファイル。ヒューム関連。法の発生論的境位をめぐって。

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Sartre, Foucault and Historical Reason, Volume 2

Amy Allen's bookreview on Thomas Flynn, Sartre, Foucault and Historical Reason, Volume 2: A Poststructuralist Mapping of History (Chicago, 2005), at Philosophical Reviews (13.02.2006).

歴史哲学の側面から、サルトルとフーコーを読み直す試み。

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