The Gothic as Camp: Queer Aesthetics in The Monk

By Max Fincher at Romanticism on the Net no. 44 (November 2006) :

This article investigates how and why the Gothic can be described as camp. Examining the ascription of ‘camp’ by Susan Sontag and others to describe the Gothic, it suggests that the Gothic is camp because it is queer. Moving away from a reading of camp as a style stripped of its queer meanings (in particular the reading of the Gothic as camp because it is ‘theatrical’, ‘hyperbolical’ or ‘artificial’) a reading of camp is offered that uses queer theory which questions the naturality and authenticity of gender. In particular, Fabio Cleto’s idea of how camp represents a crisis of reading the signs of naturality can be applied to the Gothic’s use of the supernatural. The queer valency of Gothic writing, especially in texts such as The Monk, emerges in how the body can be misinterpreted. In The Monk, the voice and the gaze as conduits of desire and phobia are those signifiers of the body that are shown to disturb a sex-gender binary and to provoke a crisis of reading. This anxiety about seeing and understanding desire in not-so-easily visible bodies (like the supernatural) connects to socio-cultural anxieties about how reading gender to read same-sex desire is unstable in the early nineteenth century. An overview of how queer helps us to understand why the Gothic is camp is offered, and then a specific analysis of where the camp effects occur in The Monk is provided through a close reading.

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Stratégies militantes : littérature/cinéma – France, 1960-1986

Par Sylvain Dreyer à Fabula LHT No. 2 :

La présente étude entend définir le mode spécifique de restitution d’une expérience liée à l’actualité politique, en interrogeant les stratégies respectives de l’écriture et du cinéma dits « engagés » ou « militants8 ». Il s’agit de questionner les pratiques concrètes et les formes rhétoriques employées au sein d’un corpus de textes et de films qui constituent pour la plupart un témoignage sur les luttes révolutionnaires étrangères de la seconde moitié du vingtième siècle. Ces œuvres mettent en avant leur fonction politique : elles visent une prise de conscience et même un engagement du destinataire dans un contexte d’urgence. Mais la plupart d’entre elles comportent une dimension critique : elles sont aussi le lieu d’une réflexion sur la légitimité et la fonction idéologique du texte ou du film engagé. Elles interrogent en particulier l’usage des mots, des images et des sons, et passent au crible les productions exprimant un point de vue adverse – en premier lieu la presse « bourgeoise » mais aussi des œuvres idéologiquement proches qui sont dénoncées comme dogmatiques ou romantiques. Par cette dimension critique, les rapports entre littérature et cinéma prennent un tour souvent polémique : les films suspectent le « discours » – assimilé rapidement à l’idée de « langage » – d’être un simple vecteur idéologique, quand les textes s’attachent en retour à dénoncer les « clichés » produits par les photographes ou les cinéastes. Enfin, ces œuvres se prennent parfois elles-mêmes comme discours idéologique à défaire, prolongeant ainsi l’exigence exprimée par Barthes au sujet de la critique littéraire : « Toute critique doit inclure dans son discours [...] un discours implicite sur elle-même ; toute critique est critique de l’œuvre et critique de soi-même9 ». Dans une logique autocritique, ces productions contiennent en quelque sorte le mode d’emploi de leur propre déconstruction. Nous proposons de les appeler « œuvres engagées critiques »

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The spirit of classics in a luminous new translation

Donald Richie reviews the new translation of Ueda Akinari's Tales of Moonlight and Rain (Ugetsu Monogatari) at The Japan Times (24.12.2006) :

Ueda Akinari (1734-1809), scholar and poet, is remembered for his collection of nine stories, the "Ugetsu Monogatari," first published in 1776. It has remained among the best-known works in the Japanese classical tradition, and was made even more famous by Kenji Mizoguchi's 1953 film version.

Among the reasons for its high literary standing is its "poetic style, its eerie beauty, and its skillful use of literary archetypes." These are qualities enumerated by Leon Zolbrod in his 1974 translation of the complete work. The devices of traditional poetry and drama are masterfully employed by Akinari and the diction is of the utmost elegance.

Columbia University Press.

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Lecture de Claude Simon au miroir de l’intervalle cinématographique

Par Bérénice Bonhomme à Fabula LHT No. 2 :

Un film est un flux paradoxal, il est continu mais comporte des éléments de discontinuité que l’on pourrait rapprocher de l’écriture simonienne. Des forces de dispersion, d’éclatement, de dissémination, de « complexification », s’opposent à celles qui visent au rassemblement, à l’unité (c’est le principe dit de « vectorisation » en terminologie mathématique). L’expression « montage cinématographique », utilisée quelquefois par Claude Simon lui-même, a été reprise par de nombreux exégètes et il nous apparaît intéressant de nous y référer pour tenter d’unifier une œuvre construite par fragments. En effet, le simple modèle du raccord classique est limité, l’écriture simonienne lui préférant l’analogie, la juxtaposition, et ne refusant pas l’écart ou la distance entre les termes. La notion d’intervalle semble dès lors prometteuse pour étudier cet auteur.

Nous insisterons d’abord sur son côté paradoxal entre rupture et continuité. Un intervalle dans un film, c’est une cassure, une rupture spatio-temporelle, une saute de la perception qui est aussi saute dans l’imaginaire, mais, paradoxalement, c’est aussi ce qui crée le lien et qui fait l’unité du film. C’est pourquoi cette notion d’intervalle apparaît-elle comme heuristique pour comprendre le paradoxe d’un flux continu fait de discontinu, flux qui caractérise précisément le roman simonien. L’un des réalisateurs ayant le plus travaillé sur le rôle de l’intervalle dans le montage étant Vertov, celui-ci nous servira de point de référence et de guide. Il pourrait sembler étrange de comparer un cinéaste qui affirmait vouloir libérer le cinéma d’un langage théâtral et littéraire, et un écrivain. D’autant que Vertov affirme l’idée d’un art engagé et politique, notion que Claude Simon a toujours refusée. Cependant, nous tenterons de montrer de quelle manière Claude Simon fait éclater le langage et comment les procédés qu’il emploie apparaissent extrêmement proches de ceux de Vertov. La théorie vertovienne ne sera toutefois pas la seule à être convoquée et nous appuierons aussi sur le cinéma cubiste, Godard, Pelechian et Deleuze.

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An Interview With Novelist Indu Sundaresan

By Uma Girish at California Literary Review (11.12.2006) :

Your first work of historical fiction, The Twentieth Wife, took eight years to research and write. Does the process get easier when you get to the third? 

In the initial foray into reading for each of the novels, there is always a lot of imbibing of the background and atmosphere, a searching for story, an investigation into details. Then, I will settle into intensive research - read and reread a few select books and manuscripts, cull points of interest, look for aspects that provide movement in my own story. That said, all research in the end depends on the book I want to write. 

My first book The Twentieth Wife and my second, The Feast Of Roses, had to be as historically accurate as possible since they are fictionalized accounts of Empress Nur Jahan's life. The Splendor Of Silence is set in India, during four days in May in a fictional desert kingdom called Rudrakot, and all the major characters are fictional. 

So in some senses, it was easier to research Splendor -- here I only had to capture the essence of the time period and imbue it into my characters' actions and words; in the first two novels, everything -- background, characters, storyline -- had to be accurate.

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La symbolique des odeurs dans le recueil « Verglas » de l’écrivain Suisse Peter Stamm

Par Anne Lambrecht à Arabesques (18.12.2006) :

Peter Stamm appartient à cette nouvelle génération d’écrivains de Suisse alémanique. Né en 1963 à Weinfelden, il a suivi des études de philologie anglaise, de psychologie, d’informatique et de psychopathologie. Il a beaucoup voyagé et a séjourné plusieurs années à l’étranger, notamment à New York, Paris, Berlin et également en Scandinavie. Depuis 1990 il est écrivain et journaliste. Il a écrit des pièces radiophoniques et des textes satiriques. Depuis 1997 il est rédacteur de la revue littéraire « Entwürfe für Literatur ». Son œuvre littéraire se compose pour l’instant de quatre publications en allemand qui ont toutes été traduites en français. Il s’agit de deux romans « Agnès » (1998) et « paysages aléatoires » (2001) et de deux recueils de nouvelles intitulés « Verglas » (1999) et « D’étranges jardins » (2004).

On constate à la lecture de ces trois livres que les personnages de Peter Stamm vivent dans un univers froid, glacial et quasi insipide. Toutefois le recueil de nouvelles « Verglas », bien que son titre évoque déjà une certaine froideur, offre une parenthèse de chaleur où les odeurs apparaissent comme une ponctuation pour s’intensifier dans une nouvelle centrale qui porte le titre de « Passion », à l’image du rapprochement d’un homme et d’une femme. Quelle symbolique revêt dès lors l’odeur pour Peter Stamm? L’analyse mettra en évidence deux aspects, tout d’abord le monde insipide des huit nouvelles où l’odeur n’apparaît que très rarement, comme si le monde n’existait que par la froideur et le manque de communication, puis dans un deuxième temps les particularités de la nouvelle centrale où l’odeur devient synonyme à la fois de sensualité et de dégoût, un mélange qui dévoile un rapprochement possible de deux êtres et peut-être un début de communication.

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L’anonymographie et l’oralisation : autour du secret sur l’identité de l’auteur

Par Jean Nicolas DE SURMONT à Arabesques (18.12.2006). Le premier paragraphe :

Dans le texte d’une conférence donnée à Rabat en 1966 et récemment publié, Joseph Gabel définit anonymographie par le fait de détruire la dialectique sujet-objet en escamotant le sujet (alors que le mensonge la détruit en mystifiant l’objet) . Nous donnerons une extension de sens à ce terme en l’appliquant aux procédés de distanciation entre le texte (considéré comme objet) et l’auteur (le sujet). Nous nous intéresserons aux textes anonymographiques, c’est-à-dire ceux présentant cette distanciation, et aux motivations qui sous-tendent cette pratique. Soulignons d’abord que les procédés de distanciation subjective entre le texte et l’auteur peuvent se manifester à travers deux dimensions tout en gardant le lien qui unit le sujet et l’objet: dans le matériau scripturaire même et dans le cadre d’une sémantisation du contenu textuel. La dimension matérielle du texte est analysée et traité par les graphologues et les graphothérapistes alors que la deuxième intéressent la psychologie, la linguistique, la littérature, la didactique, l’informatique, etc. « bref les gens du texte, épars dans diverses diasporas et divisées en maintes tribus académiques ». Les dimensions matérielles et sémantique du texte se chevauchent car on peut retracer les phases successives d’évolution d’un individu aussi bien dans son champ graphique (l’analyse de la calligraphie mais aussi du gribouillage chez l’enfant entre 1 an et 2 et demi) que dans la structure profonde et superficielle de son texte (le plan linguistique). Si l’auteur choisit de publier sous son nom, il peut se cacher tout en se révélant, tel est l’art d’un écrivain qui préserve le secret de son identité. « Le langage, ne dit ni ne cache », affirmait Héraclite à propos de la parole oraculaire de Delphes. Que dire d’Epicure qui disait « Lathe bios » : « Cache-toi en vivant ». Ces allusions aux pouvoir de dissimulation, d’inadéquation et de mensonge nous oblige à penser le rapport du signe, pris dans son sens général, à la référence. En d’autres termes, quels sont les éléments signifiants du langage, d’une langue ou d’un texte ?

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My Father's Suitcase

Orhan Pamuk's lecture at The New Yorker (25.12.2006 Issue) and Le Monde (14.12.2006).

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José's Sandals

Fiction revised by Paulo Coelho at The Guardian (18.12.2006).

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"The Bible" (Fiction)

Fiction by Marguerite Duras at The New Yorker (25.12.2006 Issue). Translated by Deborah Treisman.

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The Age of Becoming

By A.S. Byatt at The Guardian (16.12.2006). On Toril Moi, Henrik Ibsen and the Birth of Modernism, Oxford :

Ibsen is, as Toril Moi claims, arguably the most important playwright writing after Shakespeare. She also points out that he has received surprisingly little critical attention from the analysts of modernism and postmodernism. He is seen, perhaps, as the last representative of an uncritical "realism", using ordinary language and "characters" on stages with real furniture. Moi has written a subtle and brilliant analysis of the plays - both poetic and realist - but she has done much more than that. She has redrawn the parameters of the distinction between realist and "modern", in a surprising and exciting way.

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Le Fou visionnaire de Virginia Woolf

Par Elisabeth Poulet à La Revue des Ressources (11.12.2006) :

A travers le personnage de Septimus Warren Smith, dans Mrs Dalloway, qui apparaît comme le double masculin de Clarissa Dalloway, Virginia Woolf a concentré toutes les tendances destructrices que son héroïne porte en elle, et par conséquent bon nombre des siennes. Durant cette journée si particulière de la vie de Mrs Dalloway, cette journée-carrefour où se croisent tant de gens, dans la rue ou dans le salon de Clarissa, étrangers les uns aux autres pour la plupart, Mrs Dalloway et Septimus Warren Smith sont les seuls à ne pas se rencontrer. Ce qui existe entre Clarissa et Septimus, c’est une proximité silencieuse. Les deux personnages s’ignorent, ne se rencontrent jamais, jusqu’à ce que la mort de Septimus fasse brutalement irruption dans le salon de Mrs Dalloway.

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Marcel Schwob et Oscar Wilde

Par Bernard Gauthier à La Revue des Ressources (11.12.2006) :

Dans son journal entrepris au début de l’année 1892, et vite abandonné, Marcel Schwob brosse le portrait saisissant, sans concession, d’un écrivain pour lequel il éprouve néanmoins une immense admiration. Quelques mois plus tôt, Oscar Wilde a été le « great event » des salons parisiens, comme le signale l’Echo de Paris du 19 décembre 1891. Marcel Schwob dirige le supplément littéraire du journal, aux côtés de Catulle Mendès ; malgré sa jeunesse, il occupe une place en vue dans le milieu littéraire parisien, qui a largement salué son premier recueil de contes, Cœur double. Selon Jean Lorrain, Schwob est le principal guide d’Oscar Wilde dans les salons parisiens : « [Il] s’était fait son pilote et son cornac ; il promenait à travers Paris cette gloire littéraire et, un beau jour, me l’amena. » Polyglotte et parfait angliciste, Schwob contribue à faire connaître l’œuvre de Wilde, traduisant en français le « Géant égoïste », que l’Echo publie le 27 décembre. Il lui dédie l’un des ses contes, « Le pays bleu », repris dans son deuxième recueil, Le Roi au masque d’or, qui paraît en 1892. L’envoi du recueil, conservé par Merlin Holland, porte la mention suivante : A Oscar Wilde, The prince with the splendid mask. En retour, Wilde dédiera à Schwob « La Sphinge ».

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Salon Book Awards

By Laura Miller and Hillary Frey at Salon.com (11.12.2006). — "Our five-day book extravaganza kicks off with Erica Jong, Malcolm Gladwell, Curtis Sittenfeld and some of our other favorite authors weighing in on the best reads of 2006."

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Welcome to Planet Blitcon

By Ziauddin Saudar at New Statesman (11.12.2006). — "Martin Amis, Salman Rushdie and Ian McEwan dominate British literature - and they're convinced that Islam threatens civilisation as we know it."

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The Insider

By David Schneider at The Telegraph (10.12.2006) :

Like the alcoholic, however, I just swamp that hangover with more drink. I'm seriously addicted to stupidly weighty academic tomes. But there's no support group, no Pretentious Books Anonymous to wean me off Wittgenstein and on to Ben Elton.

No fellow sufferers with whom I can stand and say: 'My name's Dave Schneider and I've been a reader of Nietzsche for 25 years.' So I carry on surfing the dark, anonymous recesses of the internet looking for ever harder stuff to feed my shameful, solitary habit.

Like all addicts, it's in public that I face the greatest difficulties. Working as an actor you often spend hours and hours hanging around on set with your colleagues, waiting to do your bit. This hanging around takes the form of certain clearly defined, anthropological stages.

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Modernité et paradoxe lyrique

Par Margot Demarbaix à Fabula Acta (07.12.2006). Sur Antonio Rodriguez, Modernité et paradoxe lyrique. Max Jacob, Francis Ponge, Paris, éditions Jean-Michel Place, coll. « Surfaces », 2006, 200 p. :

Antonio Rodriguez se proposait, au terme de l’essai publié en 2003 sous le titre : Le pacte lyrique. Configuration discursive et interaction affective (Mardaga, coll. « Philosophie et langage », 280 p.)1, d’apporter un complément sur les « actualisations historiques » d’un « pacte » lyrique dont il a réorienté la définition après les travaux sur l’autobiographie que l’on doit à Philippe Lejeune. Après une poétique générale du discours lyrique et de son « interaction » (le « pacte lyrique » étant défini comme un accord qui « engage une interaction entre le texte et les sujets qu’il met en relation »2), et pour apporter un approfondissement susceptible d’éclairer les « renouvellements du lyrique dans la poésie moderne », Antonio Rodriguez se fonde une nouvelle fois, dans l’essai paru en juin 2006 aux éditions Jean-Michel Place (Modernité et paradoxe lyrique. Max Jacob, Francis Ponge, coll. « Surfaces », 200 p.), sur la confusion, récurrente dans la critique littéraire, entre les termes « lyrisme » et « lyrique ». D’un lyrisme historique, renvoyant à la « situation romantique », fondant une « porosité » entre l’existentiel et l’esthétique, l’avant-propos de l’ouvrage s’attache à distinguer le lyrique comme « structuration de discours », transgénérique et transhistorique : « le lyrique n’est pas le lyrisme » (p. 10). La bipolarité « romantique » et « moderne », propre, selon notre auteur, à l’esthétique de la production lyrique, doit pouvoir ainsi être dépliée, afin d’exprimer le paradoxe critique qui constituera l’enjeu problématique de l’essai, désormais appliqué à la mise en œuvre de poétiques singulières. Ce paradoxe réside dans l’organisation de certaines poétiques modernes autour d’un rejet frontal du « lyrisme », spectre romantique, sans que pourtant celles-ci résolvent la contradiction d’un renouvellement concomitant, d’une actualisation des constructions lyriques. « Comment être lyrique et moderne à la fois ? » (p. 14), se demande Antonio Rodriguez. La réflexion qu’il mène en rappelant avec régularité et rigueur les présupposés de sa démarche, s’illustre, dans un premier temps, par un propos méthodologique visant à rétablir les cadres posés dans l’essai antérieur consacré au « pacte lyrique », sous le titre « Les valeurs de la modernité lyrique ». L’auteur nous invite ensuite à nous pencher sur deux études de cas (« Max Jacob, le cœur mis au loin », puis « L’ob-lyre de Francis Ponge »), envisagées de manière parallèle, et choisies, face à d’autres œuvres d’inspiration plus nettement « lyrique », suivant un paradoxe lui-même assumé et argumenté, pour leur hétérogénéité générique et leur position tranchée à l’égard de l’héritage romantique.

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Une nouvelle version de la narratologie structurale: récit et causalité selon Emma Kafalenos

Par Jean Baetens à Fabula Acta (07.12.2006). Sur Emma Kafalenos, Narrative Causalities, Columbus, Ohio State University Press, 2006 :

Publié dans la prestigieuse collection « Theory and Interpetation of Narrative » dirigée par James Phelan et Peter J. Rabinowitz, le livre d’Emma Kafalenos est, dans toute sa modestie, et peut-être justement à cause de cela, une des meilleures surprises apportées par la narratologie ces dernières années. La surprise, en fait, est double. Narrative Causalities revient non seulement à une forme de narratologie que l’on croyait appartenir un peu au passé (le point de départ de Kafalenos est à la fois la théorie du conte de Propp et la grammaire du récit de Todorov), mais l’étude parvient aussi à démontrer que cette narratologie structuraliste, appelée « classique » aux États-Unis, est tout à fait capable de s’intégrer à des approches « post-classiques » (de nos jours essentiellement cognitivistes, comme dans le travail de David Herman, pour citer le représentant le plus connu en Europe de cette mouvance), voire « poststructuralistes » ou déconstructionnistes (même si Kafalenos n’établit pas de dialogue direct avec ce courant qui interrogent les catégories fondamentales du récit comme le temps, l’espace, le narrateur, la clôture du récit, l’identité, etc. ; la seule exception est ici la discussion avec Culler, dont Kafalenos critique, avec de très bons arguments à mes yeux, la vision caricaturale de l’analyse structurale du récit).

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Interview with Haruki Murakami

"Who Will Tell the Story of Japan?" by Emily Parker at WSJ (09.12.2006) :

HONOLULU -- Haruki Murakami has won international acclaim with his tales of talking cats and monsters that lurk below ground. The Japanese novelist claims that these strange, dark things have no place in his personal life. "When I'm not writing they are gone, totally," he assures me. "I don't even dream."

Mr. Murakami seems pleasantly detached from the obsessive worlds of his novels, where protagonists teeter on the edge, narrowly avoiding some abyss below. "Good writers always look into the darkness," he says, but some "go mad" in the process. Not so for Mr. Murakami, who peers into the underworld but always returns to flat land.

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Found in translation

By Aida Edemariam at The Guardian (06.12.2006). Interviews Yiyun Li on her life and novel :

At the weekends she attended a school for the best child mathematicians culled from all the schools in Beijing; for at least one year she found herself in the top class. As for English, they learned grammar for six years - but did not speak a word. Until she was in the army, she says, the only English book she had read was an abridged version of Anne Frank's diary; in the army, the girls' platoon passed around copies of Thomas Hardy, Hemingway, Jack London, DH Lawrence. "The first time I read Gone With the Wind, I read a photocopy this big" - she demonstrates a silly height - "it was, like, pirated? There was a shop near where I went to school that had many English books. And it had a room at the back which said foreigners cannot enter. It was full of pirated books, and photocopied Reader's Digests."

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J.-K. Huysmans et le satanisme

Un article de Joanny Bricaud sur Huysmans est publié à La Revue des Ressources (07.12.2006). Merci aux editeurs.

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Alexandre Soljenitsyne : ''La future démocratie russe ne doit pas être un calque de l'Occident''

Propos recueillis par Daniel Kehlmann au Figaro (01.12.2006).

Continue reading "Alexandre Soljenitsyne : ''La future démocratie russe ne doit pas être un calque de l'Occident''"

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Marcel Proust. La fabrique de Combray

De Fabula (02.12.2006) :

Ce livre ouvre les portes de l'atelier de Proust. Grâce aux nombreux documents reproduits et transcrits ici, on pourra découvrir comment l'incipit du roman qui nous est devenu familier a failli disparaître, comment les titres ont été inventés au dernier moment, comment une branche de lilas se métamorphose d'abord en branche de groseillier sauvage puis en branche de cassis sauvage. On verra aussi comment quelques tranches de pain grillé deviennent d'abord une biscotte puis des Petites Madeleines, enfin ce que la madeleine de Proust doit à une certaine biscotte de Wagner. On apprendra aussi ce que le nom d'Albertine doit à Gilberte et le nom de Simonet à Monet. La fabrique de Combray peut faire comprendre que l'écriture est un engagement sans autre limite que la mort.

Luzius Keller est le "maître d'œuvre" de l'édition complète des œuvres de Proust en allemand. Professeur de littérature française à Zurich pendant trois décennies, il a publié plusieurs ouvrages sur Proust dont, récemment, Marcel Proust sur les Alpes. Luzius Keller est le "maître d'œuvre" de l'édition complète des œuvres de Proust en allemand. Professeur de littérature française à Zurich pendant trois décennies, il a publié plusieurs ouvrages sur Proust dont, récemment, Marcel Proust sur les Alpes.

Luzius Keller, Marcel Proust. La fabrique de Combray, Paris, éditions Zoe, 2006.

Expostion Virtuelle - Proust, l'écriture et les arts.

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Du visible au lisible

De Fabula (02.12.2006) :

L’écriture en idéogrammes apparaît en Chine au milieu du XIIIè siècle avant notre ère ; elle s’est ensuite diffusée dans les contrées limitrophes, Corée, Japon, Vietnam. Au-delà des frontières, cette écriture a fondé une communauté de communication, mais aussi d’esthétique. Dans ce contexte, cet ouvrage traite des effets d’une telle écriture dans l’expression artistique, picturale et littéraire des civilisations de l’idéogramme. Dix spécialistes de la Chine et du Japon développent une réflexion originale qui cherche à rendre compte des liens effectifs tissés entre le texte et l’image, entre le lisible et le visible. Au cœur du questionnement : la pratique de l’écriture et une certaine éducation du regard, qui donnent à voir et à lire des significations inattendues ou secrètes, qui révèlent l’implicite, qui détiennent le pouvoir de créer ou de renforcer la charge esthétique.

De la Chine au Japon, des périodes classiques aux périodes modernes, les objets analysés dans les dix chapitres de cet ouvrage (peinture, calligraphie, poésie, inscriptions anciennes ou manuscrits d’écrivain) s’inscrivent dans des perspectives variées mais cohérentes car elles témoignent de l’extrême proximité entre le lisible et le visible, reposant ainsi la question du sens et de sa transmission dans le cadre des traditions non occidentales.

Kerlan-Stephens et Cécile Sakai (éds.), Du visible au lisible. Texte et image en Chine et au Japon, Editions Philippe Picquier, Collection Japon, 2006.

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L’Éclipse (1828)

Par Jules Janin (1804-1874) à La Revue des Ressources (23.11.2006).

Wikipedia (fr).

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Absent friends: I want to be alone

By Ed Caesar at The Independent (26.11.2006). On "the publicity-shy" Thomas Pynchon.

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Les filles de coeur d’Antonin Artaud

Par Elisabeth Poulet à La Revue des Ressources (20.11.2006).

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The shy, steely Ronald Firbank

By Alan Hollinghurst at TLS (15.11.2006).

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Histoire merveilleuse de Pierre Schlémihl

Par Adelbert von Chamisso à La Revue des Ressources (16.11.2006). Subtitle : L’Homme qui a perdu son ombre.

Peter Schlemihls wundersame Geschichte (1813) at Projekt Gutenberg.

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L’ange de la Vieille Cuisine

Par Régis Poulet à La Revue des Ressources (16.11.2006). Sur Les Envoûtés de Witold Gombrowicz.

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Paris, Samuel Beckett’s final stop

By Max Hidalgo at Cafe Babel (14.11.2006) :

One hundred years after his birth, Paris presents the complete œuvre of Samuel Beckett, one of the European writers who best expressed the malady of the 20th century (until June 2007)

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Antonio Tabucchi : "Etre engagé avec soi-même"

Entretien avec Antonio Tabucchi, propos recueillis par Emilie Grangeray au Monde (09.11.2006).

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Une parole de femme s'est tue

Par Xavière Gauthier au Monde (02.11.2006).

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An Encounter with Oriana Fallaci

By Jack Russell at FCCJ (03.11.2006) :

When I first saw Oriana Fallaci she was in a rage. She was demanding from a very flustered Press Information Officer, almost in a scream, a flight back to Saigon that night, not tomorrow, but that night. He had explained that this was impossible. When the air force officer finally gave up and went to do Fallaci’s bidding, she turned to me and winked. Fallaci could misbehave to get what she wanted and also to get attention for what she believed in.

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Auster : "I want to tell you a story"

From Paul Auster's speech at The Guardian (05.11.2006) :

Fiction, however, exists in a somewhat different realm from the other arts. Its medium is language, and language is something we share with others, that is common to us all. From the moment we learn to talk, we begin to develop a hunger for stories. Those of us who can remember our childhoods will recall how ardently we relished the moment of the bedtime story, when our mother or father would sit down beside us in the semi-dark and read from a book of fairy tales.

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Watt is the word

By Derek Mahon at TLS (01.11.2006). On Samuel Beckett's verse.

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Entretien avec William Styron

Par Claude Servan-Schreiber à Lire (Novembre 1984) :

C.S.-S. Vous étiez jeune, également, la première fois que vous êtes venu en France?
W.S. C'était en 1952. Je suis venu vivre plusieurs mois à Paris. J'y ai écrit La marche de nuit, dans un hôtel de la rue de la Grande-Chaumière. Depuis, je reviens régulièrement, une fois par an, parfois deux. J'aime la manière dont on vit en France. Mon coeur y est content.

C.S.-S. Pourquoi?
W.S. C'est difficile à dire. La beauté des lieux sans doute. L'architecture d'une ville comme Paris est pour moi stupéfiante de beauté... Je sais que pour les gens qui y vivent tout n'est pas parfait, mais pour moi, c'est une ville éminemment civilisée. Je pourrais y vivre alors que ie ne pourrais pas vivre à New York qui est une ville formidablement stimulante, mais avec quelque chose de brutal, de haineux. A New York, je déprime, ce qui m'arrive rarement ailleurs. A Paris, je me sens bien. J'apprécie la cuisine. Je vais au restaurant. Je me promène, je vois des amis. Et même, dans certaines occasions, on m'y a vu écrire!

C.S.-S.Vous connaissez le reste de la France?
W.S. Je voyage beaucoup à travers tout le pays. J'aime les paysages de la campagne française et c'est vrai de toutes les régions - à un degré que vous imaginez difficilement. Parce qu'on ne trouve pas l'équivalent aux Etats-Unis, sauf peut-être dans la Nouvelle-Angleterre, où j'habite, et dans certaines contrées du Sud. J'aime l'Amérique et je ne voudrais pas avoir l'air de dénigrer mon pays, mais les espaces immenses du Middle West, du Texas.. Très peu pour moi... Dans les provinces françaises, il y a une qualité d'homogénéité, de plénitude, que je retrouve ici, dans cette petite enclave de Martha's Vineyard.

C.S.-S. Vous avez besoin de solitude pour travailler?
W.S. J'ai besoin de pouvoir marcher sans être dérangé. Ecrire m'est très difficile, c'est une lutte, les mots ne me viennent pas tout seuls, et la composition ne se fait pas seule non plus. Je n'ai aucune facilité. Je rassemble les morceaux à travers un processus très, très lent. Les pensées me viennent, comment dire, avec précaution. Je trouve presque impossible d'écrire spontanément.

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Down the River

By John Updike at The New Yorker (06.11.2006 Issue). On Mrs. Stowe, Uncle Tom's Cabin.

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Au-delà de la dualité des noirs et des blancs: Le Royaume de ce monde d’Alejo Carpentier

By Marie-Christine Desmaret at Arabesques (19.10.2006) :

Dans le cadre de la colonisation fondée sur l’esclavage des Africains s’élaborèrent les littératures d’expression espagnole, française et anglaise des Caraïbes, théâtre du contact entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. L’œuvre de l’écrivain cubain Alejo Carpentier occupe cette situation privilégiée entre littérature hispano-cubaine et littérature d’Afrique noire; Le Royaume de ce monde permet de mesurer l’apport des valeurs africaines à la littérature des Caraïbes. Cosmopolite, Alejo Carpentier est né à la Havane: son père architecte est français; sa mère russe est élevée en Suisse; il vient en Europe à l’âge de douze ans, retourne à Cuba à dix-sept ans et se fait emprisonner sur l’ordre du dictateur Machado. Entraîné en France par Desnos de passage à la Havane en 1928, il fréquente les surréalistes avec lesquels il prend ses distances et il acquiert une vaste culture de musicologue dont il s’agit d’apprécier les effets dans le texte qui se conçoit comme un chant obsessionnel et lancinant, en un échange incessant et fécond entre Nouveau monde et Ancien monde.

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La fleur : métaphore de la passion dans « Henri d’Ofterdingen » de Novalis et « l’Arrière-saison » d’Adalbert Stifter

By Anne Lambrecht at Arabesques (18.10.2006). A great study. Who dares read Novalis and Stifter nowadays? (not ironically).

Novalis, Heinrich von Ofterdingen, at Projekt Gutenberg, and Stifter, Der Nachsommer, at Projekt Gutenberg.

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Phantoms of the Orient

By David Tresilian at Al-Ahram Weekly (19-25.10.2006 Issue). On Pierre Loti :

Best known for his atmospheric oriental tales of melancholy and unrequited love, the French writer "Pierre Loti", pen name of naval officer Julien Viaud, was a successful figure in late 19th-century France, producing over 40 books featuring exotic themes and eventually becoming a member of the Academie française, France's highest literary honour. His name, at least, may still be familiar to anyone who has visited Istanbul, a city dotted with cheap hotels named after him and the setting for Loti's first and still best-known novel Aziyadé.

Yet, while his books today are little read, there is a great deal more to Loti than cheap hotels and a few faded classics from French literature. As Fantômes d'Orient, an exhibition of Loti's life and work currently at the Musée de la vie romantique in Paris, makes clear, Loti was a chief representative of European literary orientalism, his works suffused with romantic images of an antiquated, mysterious, feminised Orient.

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M. Assouline sur Henry Miller

Reading Henry Miller, The Books in My Life, Pierre Assouline confesses : "Rien qu'un vain bavardage digressif dont on aurait du mal à tirer une idée." Le vain bavardage digressif plus que rien... ?

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Terry Eagleton, the Wanderer

By Jeffrey J. Williams at The Chronicle Review (20.10.2006 Issue).

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"Madame Bovary" dans tous ses états

Par Josyane Savigneau au Monde (19.10.2006).

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Railroad Odyssey

By Ian Thomson at The Guardian (14.10.2006). On Primo Levi, The Truce and his film, Journey.

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Against the System: Antiwar Writing of Kuroshima Denji

By Zeljko Cipris at Japan Focus (12.10.2006).

Kuroshima Denji's works at Aozora Bunko (Japanese).

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Gertrude Stein Reads The Making of Americans

MP3 file at La Revue des Ressources (16.10.2006).

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Nobelist's Voice Goes Beyond His Books

Orhan Pamuk at The LA Times (13.10.2006).  — "This is first of all an honor bestowed upon the Turkish language, Turkish culture and Turkey itself, as well as on my writings … which I produced solitary in my room."

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While Susan Sontag lay dying

By Angela McRobbie at Open Democracy (11.10.2006).

Also see Anni Leibovitz, "My time with Susan" (interviewed by Emma Brookes) at The Guardian (07.10.2006).

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De la décadence

Par Lisa Marie Jaillant à La Revue des Ressources (11.10.2006). Sur A Rebours d'Huysmans.

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The real Lady Chatterley: society hostess loved and parodied by Bloomsbury group

By Maev Kennedy at The Guardian (10.10.2006) :

A cache of unpublished letters from the novelist Virginia Woolf and scores of first editions inscribed by leading writers and poets of the early 20th century has emerged in the contents of the library of Lady Ottoline Morrell, the society hostess who became one of the most flamboyant, loved and mocked associates of the Bloomsbury group.

Lady Ottoline was extremely well connected - her first cousin was Elizabeth Bowes Lyon, the future Queen Mother - and her friendships and affairs were legendary in her day and since. Her unmistakable figure, six foot tall with flaming red hair and usually dressed as flamboyantly as a parrot, stalks through books and works of art of the period.

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Les doubles de Monsieur Personne - Fernando Pessoa

Par Elisabeth Poulet à La Revue des Ressources (02.10.2006) :

Fernando Pessoa a toujours souffert de ne pas se sentir être. Pour lui, ce n’est pas seulement la vraie vie qui est absente, mais toute vie est absence. Il faut donc rendre visible, sensible, cette absence ontologique.

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Marcel Schwob ou l’art d’écrire en peintre

Par Sabrina Granger à La Revue des Ressources (28.09.2006) :

A la fin du XIXe siècle, la peinture et la littérature entretiennent plus que jamais des liens étroits : alors que les écrivains remettent les mots en question, les peintres veulent trouver un langage pictural inédit et cherchent de plus en plus à s’affranchir du figuratif. Ils inventent de nouveaux codes, une nouvelle écriture en quelque sorte. Parmi les écrivains de cette époque, Marcel Schwob emprunte à l’avant-garde picturale des principes qu’il transpose à la littérature.

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Crusader with a pen

Nobuko Tanaka interviews Hisashi Inoue at The Japan Times (01.10.2006). A must read.

On his play "The Face of Jizo", see Roger Pulvers' beautiful article, "The World of Inoue Hisashi" (ZNet). And watch Kazuo Kuroki's movie Chichi to kuraseba if you like. You can refer to The Black Moon (26.04.2005).

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Pinchuck's Law

By Woody Allen at The New Yorker (02.10.2006 Issue).

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The Epistemology of Torture: 24 and Japanese Proletarian Literature

By Heather Bowen-Struyk at Japan Focus (23.09.2006).

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Madame Bovary, c'est moi

Par Julian Barnes au Nouvel Observateur (21.09.2006).

Le 1er octobre 1856 paraissait dans « la Revue de Paris » le premier extrait de « Madame Bovary ». Pour cet anniversaire, le plus flaubertien des écrivains britanniques a imaginé qu'Emma Bovary ne se suicidait pas à l'arsenic et qu'elle racontait sa vie après son départ de Yonville. Inédit et exclusif par Julian Barnes

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Amour et limites ou amour sans limites dans Manon Lescaut

Par Andrea Turekova à Sens Public (20.09.2006) :

Le roman de l'abbé Prévost représente en effet une des réponses à la situation complexe dont les romanciers du XVIIIe siècle héritent de leurs prédécesseurs. En schématisant la problématique, nous pouvons parler d'une éternelle dialectique entre l'amour et la vertu. D'un côté, le roman classique met en scène la conception idéaliste de l'amour comme recherche de l'absolu, donc de l'inaccessible ; d'où la conviction pessimiste de ne pas pouvoir concilier l'idéal et la vie terrestre. La vertu apparaît alors comme une exigence intérieure qui s'accomplit dans le renoncement héroïque à la passion. De l'autre côté, les classiques considèrent le sentiment amoureux comme obscur et dangereux ; effectivement, l'époque qui veut tout soumettre au contrôle de la raison et des bienséances, ne peut insister que sur le caractère désastreux et excessif de la passion. La vertu consistera donc dans la maîtrise de soi, se traduisant également par le renoncement à l'amour et par le retour vers le devoir. Dans cette optique, le roman classique apparaît essentiellement comme un « roman des limites », où l'amour représente le désir, la tentation, le mouvement vers l'être aimé, et la vertu la limitation de ce désir, l'interdit, le repli sur soi.

Wow! My kind of article. Have you ever read Manon Lescaut ?

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Congo Journey

By John Le Carré at The Nation (02.10.2006) :

It was the strangest journey of my life and it always will be. I was looking for fictional characters I had invented, in a country I had never visited. The distant town of my imagination was Bukavu in Eastern Congo, known formerly as Costermansville and built in the early twentieth century by Belgian colonialists. It stands at the southern end of Lake Kivu, at 4,800 feet the highest and coolest of all Africa's Great Lakes. I had written my novel in a period when for personal reasons I had felt unable to leave England. Now, too late if my previous books were anything to go by, I was about to check its people and places against the reality.

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Le sourire de l’alligator

By Paula Glenadel at Sens Public (10.09.2006) :

Depuis le lieu paradoxal qu’est le Journal du voleur de Jean Genet, il est possible de penser l’étrange alliance entre ce que Jacques Derrida appelle dans Donner la mort "l’irresponsabilité orgiaque" - en reprenant le mot de Patocka - et l’extrême responsabilité, exigée là même où elle fait défaut, où il aurait fallu l’inventer, de l’individu face au secret qui le constitue en tant que promis à la mort, à sa mort.

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Trois thèmes pour repenser Tournier : le moi, le monde et le rire

Par Stéphanie Posthumus à Fabula (27.08.2006). Reviews Jacques Poirier (dir.), Tournier, Éditions d’Échelle de Jacob (Dijon), 2005 :

Sous la direction de Jacques Poirier, professeur à l’université de Bourgogne, le recueil Tournier fait partie de la collection La Toison d’or ayant pour vocation « de mettre en valeur le rayonnement national et international d’intellectuels ou d’artistes dont la Bourgogne peut s’enorgueillir d’avoir été la patrie ou la terre d’asile ». Expliquer le rapport entre Tournier, son œuvre et la Bourgogne ne représente pourtant pas la problématique du recueil. En fait, il n’y a que deux articles, ceux de Bouloumié et de Krell, qui s’attardent sur la question de l’enfance de Tournier à Lusigny-sur-Ouche. Comme l’explique Poirier dans l’avant-propos, c’est plutôt autour de trois thèmes que s’organisent les articles: le moi, le sacré et le rire. Poirier ne précise pourtant pas ce qui aurait pu motiver un tel choix thématique. Restent sans réponses plusieurs questions : quel est le rapport entre le moi et le sacré ? entre un article sur l’apocalypse dans Le Roi des aulnes et un article sur la littérature pour enfants ? Si au moins il y avait une conclusion pour faire le point des différences, le lecteur saurait mieux ce qui tient le recueil ensemble.

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Writers From the Other Asia

By John Feffer at The Nation (18.09.2006). Around Hwang Sok-Yong, The Guest, Seven Stories Press.

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Poetry, From Noun to Verb

By John Palattella at The Nation (18.09.2006 Issue). On Nathaniel Mackey and his poems.

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Homme Plume

By Victor Brombert at TLS (30.08.2006). Reviews Frederick Brown, Flaubert, A Biography, Heinemann.

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The Afterlife of Mid-Victorian Fiction

By Dinah Birch at TLS (30.08.2006). Reviews Philip Waller, Writers, Readers and Reputations : Literary Life in Britain 1870-1918, Oxford.

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"Old Age Is a Massacre"

Interview with Philip Roth by Volker Hage at Spiegel International (25.08.2006).

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Graham Greene, uneasy Catholic

By Ian Thomson at TLS (22.08.2006).

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Les sortilèges de Lolita

Par Lila Azam Zanganeh au Monde (19.08.2006).

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Interview with Jorge Luis Borges

By Pierre Boncenne from Les archives de Lire (September 1980).

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The month of cherry blossom

By Jason Cowley at New Statesman (21.08.2006). On Kawabata Yasunari.

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The Strange Silence of Günter Grass

By Norman Birnbaum at The Nation (28.08.2006 Issue).

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"Folio" : le bon fonds de Gallimard

By Valérie Marin La Meslée at Le Monde (17.08.2006).

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Antoine Billot "Monsieur Bovary",c'est lui

By Yvan Leclerc at Le Monde (17.08.2006).

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Rossetti's 'Chelsea years'

By Angela Leighton at TLS (16.08.2006 Issue). Reviews Dante Gabriel Rossetti, Correspondence Volumes III-V, "The Chelsea Years, 1863-1872", edited by William E. Fredeman,.D. S. Brewer.

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Günter GraSS : pourquoi maintenant ?

By Pierre Assouline at La République des livres (15.08.2006).

"Günter Grass was in the Waffen SS" at Sign & Sight (14.08.2006).

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After Blanchot

By Gerald L. Bruns at Philosophical Reviews (05.08.2006). Reviews Leslie Hill, Brian Nelson, and Dimitris Vardoulakis (eds.), After Blanchot: Literature, Criticism, Philosophy, University of Delaware Press, 2006.

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"Haut le coeur" : dans le Japon des années sombres

By Philippe Pons at Le Monde (10.08.2006).

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"Le monde infernal de Branwell Brontë"

By Christine Jordis at Le Monde (03.08.2006).

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The literary oblivion of James Agee

By Stephen Henighan at TLS (02.08.2006). On Agee's works recently edited. Wow!