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Francesca Manzari : Walter Benjamin, la traduction entre théorie et création

Revue d'Inès Oseki-Dépré, De Walter Benjamin à nos jours… (Essais de traductologie), Paris, Honoré Champion, 2007, 240 p., à Fabula Acta (08.09.2007) :

L’ouvrage intitulé De Walter Benjamin à nos jours… (Essais de traductologie), paru aux éditions Honoré Champion (mai 2007) vient s’ajouter aux nombreuses interprétations et commentaires dont « La tâche du traducteur » a fait l’objet depuis sa première parution en France dans Mythe et Violence en 1971. L’auteur, Inès Oseki-Dépré, comparatiste et traductrice, propose une nouvelle lecture, de type « généalogique » de la critique traductologique contemporaineii en étudiant les rapports de celle-ci avec la théorie benjaminienne.

Dans ses remarques préliminaires, Oseki-Dépré distingue trois noms parmi les nombreux penseurs et théoriciens qui se sont exprimés au sujet de la traduction depuis l’Antiquité : Cicéron, Hyeronimus (Saint Jérôme) et Walter Benjamin. L’importance de ces trois figures est due non seulement à l’influence de leurs œuvres sur la culture « occidentale », mais également à des raisons historiques, respectivement l’introduction de la culture grecque à Rome (Ier siècle av. J.-C.) et le moment de la traduction de la Bible hébraïque en latin (347-420 ap. J.-C.). La pensée de Cicéron et de Hyeronimus au sujet de la traduction ayant été déjà préalablement exposée et commentée dans Théories et pratiques de la traduction paru en 1999, il s’agit maintenant, pour l’auteur, de mesurer l’impact de l’œuvre benjaminienne sur les théories du XXe et XXIe siècle. Si depuis Saint Jérôme le problème de la traduction est posé essentiellement en termes de dualité selon que l’on oriente celle-ci vers la source et que l’on traduise donc littéralement ou bien vers la cible, Walter Benjamin relève cette opposition en théorisant une liberté du traducteur qui révolutionne la pensée du traduire.

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Philippe Pons : Japon,: les inégalités au coeur du débat

Transcrit du Monde (07.09.2007).

Le Japon devient-il moins "japonais" ? Une question qui taraude les sociétés riches lui a longtemps été étrangère : la montée des inégalités sociales. Or celles-ci sont désormais au coeur du débat politique nippon. Couplée à une série de faux pas et à un projet "néonationaliste" de réforme de la Constitution - qui ne semble pas une priorité pour l'opinion -, l'apparente inattention du gouvernement de Shinzo Abe aux préoccupations de beaucoup de Japonais a été une des causes de la défaite du Parti libéral démocrate (PLD) aux élections sénatoriales de juillet. Parmi ces soucis figurent les inégalités sociales.

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Frances Morgan : The power of pop

Reviews Julian Cope, Japrocksampler: How the Postwar Japanese Blew Their Minds on Rock'n'Roll (Bloomsbury), at New Statesman (06.09.2007) :

The Japan of Julian Cope's Japrocksampler often feels like a surreal, through-the-looking-glass version of the counterculture emerging elsewhere at the time. Of course, with its island status, unfamiliar alphabet and the perceived twin motifs of advanced technology and ancient ritual, there is always the danger of Japanese culture being uncritically lauded as mysterious and "extreme", or dismissed either as impenetrably obscure or a laughable imitation of western forms. With Cope as guide, however, readers are in safe hands. A wayward, Iggy Pop-like pop star in the 1980s and 1990s, both solo and with the Liverpool post-punk band the Teardrop Explodes, Cope has written a brilliantly funny, insightful autobiography, Krautrocksampler, a definitive study of Germany's "Krautrock" movement, and two lavishly produced field guides to the Neolithic sites of UK and Europe.

Selected bands have a chapter apiece, but many have stories crying out for whole books. Alongside hijacked planes, guitar feedback, anarchic festivals and nude biking, J A Caesar's journey from wandering yakuza associate and "futen number one" to avant-garde composer writing scores for the controversial playwright Shuji Terayama is an intriguing tale of beat poetry, extreme sounds and feverish creativity, perhaps best encapsulated in the title of Terayama's iconic work Throw Away the Books, Let's Go Into the Streets. Meanwhile, the story of Taj Mahal Travellers' more gentle but no less extreme penchant for playing in unusual environments, using home-made instruments and "voices, stones and bamboo winds", reads like a Zen road movie.

What is "a Zen road movie" ? Have you seen it ?

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Clifford Armion : Shakespeare et Pinter

De Sens Public (04.09.2007) :

Résumé : Shakespeare, monument de la littérature anglaise, inspire les dramaturges modernes et nourrit la créativité des metteurs en scène. Harold Pinter et Joseph Losey ne font pas exception à la règle : dans le film The Servant, ils développent et exploitent une symbolique des espaces héritée de la structure en étages des théâtres à ciel ouvert de l’Angleterre élisabéthaine. Par le truchement d’une référence culturelle partagée avec leur public, ils dressent le portrait d’une société britannique socialement hiérarchisée, figée par des rapports de pouvoir qui sont les vestiges de l’impérialisme et de l’aristocratie dominante du 19e siècle.

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Benjamin Kunkel : In the Sonora

On Roberto Bolaño at LRB (06.09.2007 Issue) :

Bolaño’s desperado image is a large part of his appeal. His revolutionary politics and the personal risk they entailed, the movement he founded, his poverty, exile and addiction, his death in his prime: the combination of these elements is foreign to the increasingly professionalised career of the contemporary writer. Bolaño’s dishevelled, wandering characters are, more profoundly than they are left-wing, anti-bourgeois, which is to say disdainful of comfort, security and success: an attitude more than a politics, but the attitude is deeply felt. Even to write ‘marvellously well’, Bolaño declared, was not enough; ‘the quality of the writing’ depended on the author’s understanding ‘that literature is basically a dangerous calling’.

But Bolaño would not be so strange or significant a writer if he had not found a way of handling his dangerous calling with simultaneous reverence and irony. And ‘calling’ is the word: there is never any question in Bolaño of another vocation. He is a writer for whom what Nietzsche said about music would seem to go without saying about literature: without it, life would be a mistake. But there is also an important sense – as Bolaño demonstrates again and again – in which both he and his narrators are without literature, in the desolate way that a religious person might find himself without God. Part of this is simply that these stories and novels narrated almost exclusively by and about poets don’t contain (with one notable exception) any examples of the poets’ verse, and Bolaño often invites us to doubt how much a poet writes or how well. But it’s not just that his fiction about poets excludes their poetry; his fiction excludes many of the familiar components of fiction. Sponsored and sustained by devotion to literature, these books nevertheless abstain from what we think of as literary writing. In Bolaño’s fiction, it is as if – but only as if – literature were what he was writing about, but not what he was doing.

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Rafaële Brillaud : Au Japon, le Français Frédéric Boilet s'amourache d’"Elles"

I forgot to post this.  Review of  Frédéric Boilet, Elles (Ego comme X), at Rue89 (21.08.2007) :

Le recueil. "Elles" rassemble neuf nouvelles érotiques publiées entre 1997 et 2003 au Japon, et pour la plupart inédites en France.

Au fil des rencontres, l’auteur se met en scène et s’amuse avec ses muses en usant d'un graphisme sensuel s’inspirant de la photo et de la vidéo.

Coquin et un brin voyeur, l’ouvrage multiplie les clins d’œil au cinéma français, de "L’Homme qui aimait les femmes", de François Truffaut, à "La Discrète" –avec un savoureux pastiche de l’affiche dénombrant les grains de beauté sur le postérieur d’une impétueuse.

See Rafaële Brillaud's articles. Brilliant.

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Boris Lyon-Caen, Balzac et la comédie des signes

Julien Schuh's review on Boris Lyon-Caen, Balzac et la comédie des signes. Essai sur une expérience de pensée (Presses Universitaires de Vincennes, coll. La Philosophie hors de soi, 2006), à Fabula Acta (03.09.2007) :

Une étude sur Balzac dans une collection traitant des limites poreuses entre la littérature et la philosophie – cela semble a priori logique, étant donné l’intérêt du romancier pour la métaphysique et toutes les formes d’idéalisme. Mais Boris Lyon-Caen ne s’attache pas aux essais philosophiques, somme toute assez décevants, de l’auteur de la Comédie humaine ; au contraire, c’est dans cette œuvre-monde même qu’il cherche les éléments d’une pensée du roman, d’une réflexion sur la spéculation théorique et sur ses limites. Balzac expose en effet, comme en creux, une théorie de la connaissance par les choix qu’il opère dans ses textes ; Boris Lyon-Caen dévoile cette « comédie des signes », cette ontologie balzacienne des signes, fondée sur trois postulats : le texte est une « forme-sens », à la fois matière et pensée ; le lecteur doit être capable de voir à tous les niveaux possibles du texte de l’expressivité, un sens virtuel à dégager ; enfin, la littérature est une « philosophie sans concept », une manière de penser libérée des cadres de la logique traditionnelle et susceptible par là de les remettre en question.

Les rouages de cette « littérature idée » font l’objet des quatre parties de cet essai, quatre « stases » qui sont autant de lectures possibles de la Comédie humaine, autant d’étapes dans l’exposition de cette pensée inconsciente du roman.

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David Cozy : Transcending boundaries with writer Yoko Tawada

Reviews Yoko Tawada's two English translations, Facing the Bridge (New Directions) and Where Europe Begins (New Directions), at The Japan Times (02.09.2007) :

Borders, as translator Margaret Mitsutani notes in her helpful afterword to "Facing the Bridge," have long interested Tawada, and these important and often imaginary lines do provide a useful lens through which to view her work. At the simplest level, Tawada, a longtime resident of Germany, has herself crossed national and linguistic borders, and many of her characters are also engaged in negotiating frontiers.

More interesting, though, are the metaphysical boundaries she considers: the gap between language and the world we imagine it maps, the fuzzy space between sounds that have sense and sounds that are nonsense. Tawada produces texts that cannot be placed neatly on this side or that of any number of generic boundaries and, in so doing, elegantly illustrates, in the forms of her tales, the disjunctions with which she is concerned.

Right. "To cross or not" is Tawada's first verb, I think.

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