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Faux en écritures

Par Christophe Reig à Fabula Acta (02.04.2007). Sur Mélire ? Lecture et Mystification. Textes réunis et présentés par Nathalie Preiss, L’Improviste, 2006 :

En préambule de cet ouvrage riche d’une douzaine d’études, Nathalie Preissi, se proposant à la fois de prolonger et de renouveler les incontournables travaux de Jean-François Jeandillouii, évoque les enjeux de cette question complexe et étroitement liée à la modernité qu’est la mystification littéraire. Paradoxale parce qu’égarant le lecteur pour le mieux initier, jouant avec les signes pour mieux déjouer la doxa, la mystification sera ainsi ressaisie en plusieurs moments historiques et sociaux puisqu’elle « naît dans le XVIIIe siècle qui aspire à une République des Lettres et des Arts et qui amorce le combat, mené tambour battant au siècle suivant, du “droit d’auteur” ». Analysée dans des perspectives pragmatiques, la mystification sera à la fois distinguée et confrontée, à travers l’étude de dispositifs d’écriture personnels, aux notions voisines que sont la fiction, la parodie ou encore la farce et l’ironie.

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Matsuzaka gives fans in Japan a night to remember

Thanx to Jenn Abelson. Yeah, the early morning surprise.

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Debord, heaume de la situation

Par Edouard Waintrop à Libération (05.04.2007).

Guy Debord, Correspondance, volume 6, janvier 1979-décembre 1987, Fayard, 486 pp., 32 €.

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Jacques Derrida: A Biography

Nancy J. Holland's bookreview on Jason Powell, Jacques Derrida: A Biography, Continuum Press, 2006 at Philosophical Reviews (06.04.2007). The first paragraph :

Jason Powell presents his biography of French philosopher Jacques Derrida (1930-2004) as "a comprehensive continuous narrative of Derrida's life, an appraisal of his works and a summary of his philosophy" (p. ix). While understandably preliminary as an account of Derrida's life, the book is much more successful on the other two points, providing a strong overview of the work and placing it in a framework that illuminates the development of Derrida's thought over the forty years of his career.

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Rimbaud dans le texte : microlectures

Par Anne Brouillet à Fabula Acta (27.03.2007). Sur Rimbaud dans le texte, textes réunis par Yves Reboul, Littératures, n° 54, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2007 :

Claudel a dit qu’il était un « mystique à l’état sauvage », Breton en a fait un « surréaliste dans la pratique de la vie et ailleurs », Mallarmé voyait sa vie comme une « carrière d’anarchiste, par l’esprit » : Arthur Rimbaud change d’identité à chaque parution critique. Quelle est donc celle que nous propose l’ouvrage collectif supervisé par Yves Reboul, Rimbaud dans le texte ? Aucune, s’il s’agit de répondre au singulier : « On ne trouvera [dans ce volume] aucune synthèse ambitieuse et fragile, mais des confrontations avec la réalité textuelle » (Avant-propos). Le but de l’ouvrage se situe en effet dans un retour au texte, à sa lettre et à une précision dans la compréhension de son détail. Il s’agit donc de dénoncer un malentendu, ou plutôt une longue suite de malentendus que l’histoire littéraire a développé autour du mythe de l’homme aux semelles de vent. Car les auteurs de notre ouvrage ont conscience du nombre écrasant de commentaires déjà formulés sur tout poème de Rimbaud, et chacun s’applique à corriger un point de vue infondé précédemment admis par la critique sur tel texte donné et sur la pensée de Rimbaud en général.

C’est ainsi que chaque article se propose de rectifier une idée hâtivement et faussement acquise (cela peut concerner un aspect politique, la question des liens de Rimbaud avec le Parnasse, celle du sérieux d’un de ses textes), soit sur un poème précis de Rimbaud (pour la grande majorité des articles), soit sur une composante plus générale de son écriture (l’influence de la latinité par exemple). Cette entreprise de rectification, voire de refondation de la critique rimbaldienne prend donc, pour autant que la chose soit possible, le parti de la rigueur et de l’honnêteté face au texte : à défaut de pouvoir atteindre la vérité absolue de la lettre dont l’existence reste, de toutes façons, problématique, les commentaires que présente ce volume reconnaissent leurs inéluctables limites, acceptent la pluralité de sens et nomment la très haute probabilité sans chercher à la dissimuler derrière une certitude. Cette entreprise de fourmi se traduit par l’analyse de phonèmes (David Ducoffre ), de rythmes (Benoît de Cornulier), du lexique (Olivier Bivort), par le recours fréquent à un intertexte scrupuleusement choisi parmi les textes dont Rimbaud a eu au moins connaissance (Benoît de Cornulier développe par exemple longuement le personnage du petit Poucet de Perrault, cité en toutes lettres dans le texte, Yves Reboul ne s’intéresse qu’aux autres textes écrits par Rimbaud lui-même). La correspondance du poète est également mise à contribution dans les limites des dates concordantes entre telle lettre et tel texte commenté : on ne présuppose pas d’unité dans la pensée de Rimbaud, si courte sa vie littéraire fût-elle. Des études précises de l’énonciation (Bruno Claisse ou Steve Murphy par exemple) permettent de prendre fermement position sur la distance de l’auteur à son texte, et donc sur une possible visée satirique. Steve Murphy et Yves Reboul appuient leurs thèses sur l’étude des manuscrits, André Guyaux se penche, le temps d’un article entier, sur une seule figure de rhétorique.

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William James : penser l'essence bigarée du monde

Par David Zerbib au Monde (05.04.2007).

PHILOSOPHIE DE L'EXPÉRIENCE. Un univers pluraliste de William James. Préface de David Lapoujade, traduit de l'anglais par Stéphan Galétic. Les Empêcheurs de penser en rond, 300 p., 23 €.

WILLIAM JAMES : EMPIRISME ET PRAGMATISME de David Lapoujade. Les Empêcheurs de penser en rond, 250 p., 22 €.

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La résistance du réel : C. Rosset et la photographie

Par Maxime Abolgassemi à Fabula Acta (26.03.2007). Sur C. Rosset, Fantasmagories, suivi de Le Réel, l’imaginaire, l’illusoire, Minuit, coll. « Paradoxe », 2006 :

Clément Rosset s’est souvent présenté comme l’homme d’une seule idée, simple et brillante, qu’il formula à 36 ans dans Le réel et son double : les hommes déploient une intense énergie à créer des doubles, des autres mondes souvent clamés supérieurs et plus vrais, par une impuissance pathologique à accepter l’unité « idiote » (au sens étymologique) du réel. À la fois modeste dans ce retour méthodique vers un tel champ d’investigation et toujours fascinée par cette intuition inaugurale, la majeure partie de son œuvre n’en fut qu’un amendement sans cesse approfondi ; qu’un intriguant « post-scriptum » pour reprendre le titre d’un chapitre du Réel, traité de l’idiotie (1997). Trente ans après le maître-ouvrage, Fantasmagories vise explicitement selon l’avant-propos à l’achèvement, « cette fois pour de bon », de ce long périple.

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Stephen Taylor : A slice of Welsh life

From The Daily Yomiuri (31.03.2007), on Aneurin Gareth Thomas' novel, Luggage from Elsewhere, Parthian, 281 pp, 9.99 pounds :

The core of the novel, however, follows his group of friends as they stumble through their formative years in Gorseinon, a working-class area of Swansea, from the ages of 15 to 20.

Their youthfully enthusiastic exploits are interspersed with flashbacks from the narrator's childhood that give insights to a relatively innocent period of his life.

Throughout, actual historical events add a touch of reality to proceedings, though some readers might find the lack of a chronological narrative, with events from 1966 sandwiched between those from 1977 and 1970, slightly disjointed.

Though it helps to be aware of certain events from the time, you certainly won't feel the need to constantly refer to a social history of Britain to follow the plot.

In one reference, the 4-year-old narrator, having only just been taught to count into double-digit figures, is unable to grasp the number 116, until his father explains, "It's like you, that makes one, see, and Little Johnny [the narrator's friend], that makes two, and then a hundred and fourteen more."

You would be hard-pressed to find a more poignant way to describe the number of children who died in the real-life Aberfan disaster, when a colliery slag heap collapsed and engulfed a primary school in the autumn of 1966.

Thirteen years later, tragedy revisits the protagonist and his friends more than once, in seemingly avoidable circumstances that are all too common among teenagers.

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Romano : Death of a Clown

Carlin Romano's essay on Jean Baudrillard at The Australian (04.04.2007).

Was he an intellectual fraud? I don't know because I read only one book (Le Système des objets) thirty years ago. Then I simply didn't think that he could be compared with his predecessors (Barthes, Deleuze, Foucault). R.I.P., anyway.

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Interview with Rieko Saibara

Japanese mangaka Rieko Saibara talks about her life and work with Yumi Wijers-Hasegawa at The Japan Times (01.04.2007) :

In one of your stories, you write about a prostitute who gives birth to a child despite everyone around her urging her to have an abortion. At the end of the story, she shows the baby a beautiful landscape and teaches him words like mountain, saying, "I am going to teach you a lot of words because you are human. Because I am human."

That kind of scene is like an archetype for me. I hate poverty. Education and finding work are the only ways to leave poverty behind and raise children as humans. Otherwise, they grow up like stray dogs. They can't become human without it. (She sniffles; may be crying.)

You mentioned that you want to think more about your future work than what you've done in the past. What kind of stories are you thinking about?

I like to go abroad and write stories. I am inspired by Sebastiao Salgado [a Brazilian photojournalist famed for his images of manual laborers and poor and vulnerable people]. I want to be something between Salgado and Yonesuke (a Japanese comedian who on TV suddenly visits unknown people's homes and asks them to let him eat dinner with them).

I want to go to people's homes all over the world and eat with them.

And some pieces of her manga are translated in English.

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Le mot sur le bout de la langue

Par Alexandre Roux à Fabula Acta (26.03.2007). Sur Du Sucre, Le sucre dans la littérature, actes de la journée d’étude Le sucre dans la littérature (Pau, 21 janvier 2005), Antlatica-Séguier, 2007 :

La collection « Sur le goût de la langue » nous invite à goûter les différentes saveurs de la littérature. Le deuxième tome de la collection, « Du sucre », regroupe les actes du colloque tenu à Pau en février 2005. Les intervenants, des spécialistes du sucre, se proposent « de mettre en lumière ses différents aspects et représentations dans la littérature à travers les siècles, de l’Antiquité à nos jours, du traité philosophique à la poésie, en passant par le roman et les traités culinaires » (p. 9).

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Benjamin amoureux

Fluctuat.net (30.03.2007) has a bookreview on Walter Benjamin, Journal de Moscou :

Le voyage à Moscou raconte, entre décembre 1926 et janvier 1927, le séjour étrange d'un Benjamin à la dérive entre une Allemagne qui ne s'est pas encore donnée à Hitler mais trépigne, une Russie des Soviets en pause idéologique et une romance compliquée par la maladie de la maîtresse et la présence amicale (mais pesante) de son futur mari et compagnon officiel l'écrivain Reich. Pendant toute la durée de ce voyage fiasco qui amuse, attriste et baigne dans une mélancolie qui emprunte à la fois au romantisme et à Kafka, Benjamin navigue de déception en déception. Asja est malade et le rabroue sans cesse. Il ne peut la voir que dans la maison de santé où elle est hospitalisée, ou ailleurs, sous la menace de Reich qui leur colle aux fesses. Parallèlement, le philosophe ne peut s'empêcher de parcourir la ville et son "esprit", comme il le fera plus tard et de manière décisive avec Paris. Il tente de nouer quelques contacts avec la presse locale mais n'obtiendra aucun résultat. De fil en aiguille, on en arrive à chérir ce personnage pas gâté par le sort et à maudire cette Asja qui se joue de lui sans s'en rendre compte. Le Journal rappelle la Voce de la Luna de Fellini, lorsque le héros sort fourbu d'avoir accumulé les emmerdes, même si pour ce visage là, on aurait pu aussi endurer quelques souffrances.

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Atget, l'artisan cache un artiste

Par Michel Guerrin au Monde (30.03.2007).

"Atget, une rétrospective". Bibliothèque nationale de France, site Richelieu. 58, rue de Richelieu, Paris-2e. M° Palais-Royal. Tél. : 01-53-79-59-59. Du mardi au samedi, de 10 heures à 19 heures ; dimanche, de 12 heures à 19 heures. 7 € et 5 €. Jusqu'au 1er juillet.
Catalogue, éd. BNF/Hazan, 288 p., 260 photos, 45 €.

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Au contact d'Atget

Par Ange-Dominique Bouzet à Libération (28.03.2007).

Atget, une rétrospective Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, 58, rue de Richelieu, 75002. Jusqu'au 1er juillet. 7 et 5 euros. Tél. 01 53 79 59 59. Publication homonyme, 260 illustrations, 288 pages. BNF/Hazan. 45 euros.

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