Faux en écritures
Par Christophe Reig à Fabula Acta (02.04.2007). Sur Mélire ? Lecture et Mystification. Textes réunis et présentés par Nathalie Preiss, L’Improviste, 2006 :
En préambule de cet ouvrage riche d’une douzaine d’études, Nathalie Preissi, se proposant à la fois de prolonger et de renouveler les incontournables travaux de Jean-François Jeandillouii, évoque les enjeux de cette question complexe et étroitement liée à la modernité qu’est la mystification littéraire. Paradoxale parce qu’égarant le lecteur pour le mieux initier, jouant avec les signes pour mieux déjouer la doxa, la mystification sera ainsi ressaisie en plusieurs moments historiques et sociaux puisqu’elle « naît dans le XVIIIe siècle qui aspire à une République des Lettres et des Arts et qui amorce le combat, mené tambour battant au siècle suivant, du “droit d’auteur” ». Analysée dans des perspectives pragmatiques, la mystification sera à la fois distinguée et confrontée, à travers l’étude de dispositifs d’écriture personnels, aux notions voisines que sont la fiction, la parodie ou encore la farce et l’ironie.


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